HES-SO Valais-Wallis – Hochschule für Ingenieurwissenschaften – HEI




Forschungsprojekte

Ingenieurwesen und Architektur

VibroSnow : Améliorer la détection de piste par machine learning

Permettre à un système de détection des conditions de pistes d'aéroport "à apprendre" à partir de données spécifiques et améliorer les algorithmes d'apprentissage : tel est l'objectif du projet…

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI
Plat d'insectes

Ingenieurwesen und Architektur

L'activité prébiotique potentielle des farines et des isolats de protéines d'insectes

Mené par Wolfram Manuel Brück, de l'Institut Technologies du vivant de la HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - Haute Ecole d'Ingénierie, le projet porte sur la compréhension de l'influence des insectes sur la…

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI
Rameau couvert d’une couche de mousse protectrice

Ingenieurwesen und Architektur

Protection contre le gel printanier à l’aide d’une mousse polymère

Protection contre le gel printanier à l’aide d’une mousse polymère.

HEIA-FR
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Changins
Towards cold plasma-on-demand multi-nozzle jet head (Digital-Plasma)

Ingenieurwesen und Architektur

Towards cold plasma-on-demand multi-nozzle jet head (Digital-Plasma)

Développement d’une méthode digitale d’activation de surface et déposition du matériel par plasma.

HEIA-FR
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BioSLM

Ingenieurwesen und Architektur

Conception bio-inspirée pour l’impression par fusion laser sélective

L’impression laser sélective permet de créer des géométries impossibles à réaliser avec les techniques d’usinage conventionnelles. Ce projet propose une approche de conception disruptive basée sur un…

HE-Arc Ingénierie
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Ingenieurwesen und Architektur

CAP-SAliPharm

Cold Atmospheric Plasma (CAP) sterilization of powdered products: optimization and validation at alimentary and pharmaceutical levels

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI

Ingenieurwesen und Architektur

GOFLEX

The GOFLEX project will innovate, integrate, further develop and demonstrate a group of electricity smart-grid technologies, enabling the cost-effective use of demand response in distribution grids,…

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI

Ingenieurwesen und Architektur

SIM4BLOCKS

The growing share of variable renewable energy necessitates flexibility in the electricity system, which flexible energy generation, demand side participation and energy storage systems can provide.

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI

Charte 2020 de développement durable

La HES-SO Valais-Wallis a inscrit au cœur de sa stratégie les principes de développement durable.

HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEG
HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEdS
HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HEI
EDHEA
HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - HESTS

News

Plus de biogaz utilisable à partir de la boue d’épuration

Projet de recherche valaisan sur la cellule d’électrolyse microbienne

Dans le cadre de la restructuration en cours de l’approvisionnement énergétique de la Suisse, de grands espoirs reposent sur le biogaz. Cette source d’énergie est considérée comme une alternative climatiquement neutre au très répandu gaz naturel. Le biogaz est notamment produit dans les stations d’épuration des eaux usées à partir des boues issues de l’étape biologique de l’épuration. Le gaz brut doit toutefois être traité avant de pouvoir être injecté dans le réseau de gaz avec une qualité de gaz naturel. Cette étape de traitement pourrait être réalisée à l’avenir en utilisant la technologie MEC (abréviation de: cellule d’électrolyse microbienne). Une équipe de recherche valaisanne a testé le procédé sur deux cellules MEC pilotes. Les résultats sont prometteurs.

L’utilisation de biogaz brut (également nommé: gaz de digestion) s’est transformée au cours des dernières années. Auparavant, il était courant de brûler le biogaz brut issu de la fermentation des boues d’épuration dans des centrales de cogénération pour la production de chaleur et d’électricité. Ces dernières années, le biogaz brut est de plus en plus souvent transformé en biogaz au lieu d’être brûlé. Lors du traitement, le dioxyde de carbone (CO2), lequel représente environ 40% du gaz d’épuration, est séparé. Le biogaz restant se compose de méthane pur; il est ainsi chimiquement identique au gaz naturel et peut être injecté dans le réseau de gaz. Avec le biogaz, on dispose d’une source d’énergie neutre pour le climat qui peut être facilement stockée et utilisée, par exemple, pour la production d’électricité, précieuse en hiver.Dans le cadre du procédé mentionné, le CO2 séparé du biogaz brut est rejeté dans l’environnement. Depuis peu, on essaie également d’utiliser cette composante du biogaz brut à des fins énergétiques: le CO2 peut être transformé en méthane par l’ajout d’hydrogène. C’est sur ce principe de fonctionnement que repose l’installation de la vallée de la Limmat, Limeco, qui a ouvert ses portes au printemps 2022 à Dietikon (ZH). Il s’agit de la première installation Power-to-Gas commerciale de Suisse. Elle permet de transformer l’électricité (via l’hydrogène en tant que produit intermédiaire) en un fluide facile à stocker, le biogaz.

Le professeur Fabian Fischer recouvre un échantillon de boues d’épuration de la STEP de Châteauneuf avec une hotte aspirante afin de réduire les nuisances olfactives. Les boues d'épuration, dont la teneur en matières solides est d’environ 3%, sont transformées en méthane dans la cellule d’électrolyse microbienne avec un rendement élevé. Photo: B. Vogel

Biogaz brut avec 75% de méthane

L’installation de Dietikon a besoin d’hydrogène pour transformer le CO2 contenu dans le biogaz brut en une source d’énergie, le biogaz. La production de biogaz à partir de boues d’épuration pourrait être possible à l’avenir sans ajout d’hydrogène. Cela serait possible si la fermentation des boues d’épuration ne produisait pas du biogaz brut avec une part de méthane de 60%, mais du méthane pur. C’est précisément l’objectif à long terme de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO Valais-Wallis) à Sion. Fabian Fischer, professeur de biotechnologie chimique, et son équipe y font des recherches sur la cellule d’électrolyse microbienne (en anglais microbial electrolysis cell/MEC). Grâce à la technologie MEC, la production de méthane pur à partir de boues d’épuration pourrait devenir une réalité à l’avenir.L’équipe de recherche valaisanne a maintenant atteint un objectif intermédiaire sur cette voie. Avec deux réacteurs pilotes MEC (voir l’encadré). Elle a produit du biogaz brut avec une forte teneur en méthane à partir de boues d’épuration, comme l’expliquent les auteurs dans le rapport final du projet de recherche récemment achevé: « Notre étude a montré que la technologie MEC peut produire de grandes quantités de biogaz à température ambiante, avec 10 à 30% de méthane (CH4) en plus que dans les digesteurs anaérobies de l’ARA de Châteauneuf à 37°C ». Autrement dit: tandis que les fermenteurs de boues d’épuration traditionnels produisent du biogaz brut avec une teneur en méthane d’environ 60%, les fermenteurs MEC en produisent 70 à 90%. « Il s’agit d’un succès intermédiaire sur lequel nous allons maintenant continuer à travailler avec pour objectif d’augmenter le rendement en méthane à 100% », explique Fabian Fischer.

La station d’épuration des eaux usées (STEP) de Châteauneuf, non loin de Sion (VS). L’étape de traitement biologique est visible en premier plan. C’est ici que sont produites les boues d’épuration qui sont utilisées dans le digesteur (bâtiment blanc et bleu à l’arrière-plan) pour produire du biogaz à partir duquel la chaleur et l’électricité sont produites dans une installation de cogénération chaleur-électricité. Les chercheurs valaisans utilisent les boues d’épuration de la STEP de Châteauneuf dans la cellule d’électrolyse microbienne. Photo: B. Vogel

Le méthane, un produit métaboliqueLe principe de fonctionnement de la cellule d’électrolyse microbienne semble simple: la fermentation des boues d’épuration dans le fermenteur est alimentée en électricité. L’alimentation énergétique permet d’obtenir du biogaz brut avec une teneur en méthane plus élevée. Selon Fischer, le mécanisme moléculaire de la méthanisation n’a pas encore été définitivement élucidé. Des études scientifiques indiquent que les micro-organismes actifs dans le fermenteur (archées) peuvent absorber directement les molécules de CO2, les électrons et les protons pour produire du CH4 (méthane). Le processus métabolique des micro-organismes a lieu sur la cathode. Celle-ci est recouverte soit de nickel, soit de carbone hautement poreux.

Même si les détails du procédé sont encore obscurs, les résultats des recherches menées à Sion confirment que la technologie MEC permet d’obtenir du biogaz brut à haute teneur en méthane, du moins à l’échelle du laboratoire. Le processus de fermentation se déroule à température ambiante. C’est un avantage car, contrairement aux fermenteurs traditionnels, l’ajout de chaleur n’est pas nécessaire. De l’énergie sous forme d’électricité est toutefois indispensable. Celle-ci est transformée en méthane avec une grande efficacité dans le processus MEC. En cas d’utilisation de courant continu, le rendement est de 80 à 96%, comme le suggèrent les valeurs de laboratoire issues de la littérature spécialisée. Selon les mesures effectuées par la HES-SO Valais-Wallis, le processus MEC nécessite une énergie électrique de l’ordre de 3 J par millilitre de méthane. C’est 13 fois moins que l’énergie produite par la combustion de la même quantité de méthane.

Schéma de fonctionnement de la cellule d’électrolyse microbienne: deux électrodes sont introduites dans les boues d’épuration, entre lesquelles un champ électrique est créé par l’application d’une tension. La lettre M désigne les micro-organismes producteurs de méthane qui se fixent sur la cathode. L’anode contient d’autres micro-organismes qui émettent des électrons. La production de méthane (méthanogenèse) est le résultat d’un processus de transformation chimique en plusieurs étapes qui n’a pas encore été élucidé en détail. Graphique: rapport final de l’OFEN

Selon des considérations théoriques, il faut une tension de 0,13 V pour déclencher le processus de fermentation dans une MEC. Dans les réacteurs de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale, une tension de 0,6 V était nécessaire pour démarrer la production de méthane. Le graphique montre l’évolution de la production de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2) pendant le temps de séjour des boues d’épuration dans la cellule d’électrolyse microbienne, et ce en fonction de la tension appliquée. Une tension de 2,5 V s’est avérée optimale. Graphique: rapport final de l’OFEN

Le graphique montre la quantité d’électricité consommée par la MEC (input) et l’énergie de combustion du méthane produit (output), ceci en fonction de la puissance des électrodes. D’un point de vue énergétique, il est souhaitable que la MEC produise le plus de méthane possible avec le moins d’électricité possible. Graphique: rapport final de l’OFEN

Suréchantillonnage à l’échelle industrielle

Selon Fabian Fischer, la technologie MEC permet de produire plus de méthane avec la même quantité d’électricité que l’installation Limeco de Dietikon: « Le rendement plus élevé est dû au fait que le CO2 formé à partir des boues d’épuration, est directement transformé en méthane par les microbes. Il n’est donc pas nécessaire de faire un détour par l’hydrogène, plus coûteux sur le plan thermodynamique, comme c’est le cas pour l’installation Limeco ». Le procédé utilisé chez Limeco présente toutefois également des avantages: premièrement, il est déjà disponible aujourd’hui pour une utilisation commerciale et deuxièmement, il transforme entièrement le CO2 contenu dans le biogaz brut en méthane. Concernant le procédé MEC, sur lequel on travaille à Sion, ce chiffre s’élève actuellement à environ 80%.Le groupe de recherche valaisan travaille depuis 2004 sur la cellule d’électrolyse microbienne. Elle avait d’abord démontré leur fonctionnement sur un réacteur MEC de 30 l de volume, puis, dans le cadre du projet de l’OFEN, sur deux types de réacteurs d’un volume de 50 l chacun. Dans le cadre d’un projet ultérieur, un réacteur de recherche MEC d’un volume de 2000 l sera construit et exploité. L’upscaling de l’installation doit démontrer la viabilité commerciale de la technologie MEC. Selon Fischer, il est prévu de créer une start-up qui industrialisera la technologie et trouvera des investisseurs à cet effet: « Nous travaillons sur une technologie destinée aux esprits pionniers. Elle pourrait être particulièrement intéressante pour les exploitants de STEP qui ne produisent pas encore de biogaz et qui souhaitent produire cette source d’énergie prometteuse à l’aide d’une technologie innovante ».

Le rapport final du projet de recherche ‹Microbial Electrolysis Cell II› est disponible sur: https://www.aramis.admin.ch/Texte/?ProjectID=40718Dr Sandra Hermle (Sandra.Hermle[at]bfe.admin.ch), directrice du programme de recherche de l’OFEN sur la bioénergie communique des informations sur ce projet.Vous trouverez plus d’articles spécialisés concernant les projets pilotes, de démonstration et les projets phares dans le domaine de la bioénergie sur www.bfe.admin.ch/ec-bioenergie.

Dans le chef-lieu du Valais, Sion, la Haute école spécialisée de Suisse occidentale et l'EPFL mènent des activités d’enseignement et de recherche sur le campus «energypolis». C’est ici que le professeur Fabian Fischer et son équipe étudient les phénomènes bioélectriques. Photo: B. Vogel

Deux types de fermenteurs MEC

L’équipe de recherche de Sion a mis en oeuvre et testé en pratique la technologie MEC dans deux types de fermenteurs pilotes différents d’un volume de 50 l chacun. Les électrodes qui alimentaient les réacteurs en électricité étaient partiellement recouvertes de RVC (reticulated vitreous carbon), une mousse de carbone qui offre une grande «surface de travail» aux micro-organismes grâce à sa surface poreuse. Les boues d’épuration de la STEP de Châteauneuf, près de Sion, ont été utilisées pour les deux réacteurs.

Le réacteur A avait un design horizontal (70 x 30 x 40 cm) et était équipé de 16 anodes RVC et de 15 cathodes en nickel. Pendant 1000 h en fonctionnement continu, 140 l de biogaz ont été produits à partir de boues d’épuration avec une teneur en méthane de 73 à 79%. En mode semi-batch, l’utilisation de boues d’épuration prédigérées a même permis d’obtenir jusqu’à 90% de méthane.Le réacteur B était un réacteur à colonne d’une hauteur de 106 cm, dans lequel trois réacteurs partiels étaient empilés, chacun avec 10 anodes RVC et 10 cathodes RVC (la photo 01 montre, au centre, deux exemplaires de ce type de réacteur). Il a produit 23 litres de biogaz en 420 heures avec un mélange de boues d’épuration normales et prédigérées en mode semi-batch, avec une teneur en méthane pouvant atteindre 99%. La valeur très élevée de 99% doit toutefois être prise avec précaution, car il s’agit d'une valeur de pointe mesurée une seule fois et qui ne peut pas être reproduite facilement. BV

Présentation en vidéo (allemand)

Rentrée académique 2022–2023

> Dossier de presse - Rentrée 2022-23 (pdf) 

Pour la première fois depuis trois ans, cette rentrée 2022-2023 se déroulera sans mesures sanitaires particulières si ce n’est le maintien des bonnes pratiques mises en place. Distributeurs à gel hydroalcoolique, aération régulière des salles et efforts de digitalisation sont autant de mesures qui s’inscrivent désormais durablement dans le quotidien des étudiant·e·s et collaborateur·trice·s de la HES-SO Valais-Wallis. Ce retour à la normale est une excellente nouvelle pour le corps estudiantin et le corps professoral qui vont pouvoir retrouver une proximité bénéfique à l’apprentissage et facteur de succès de la HES-SO.

En tant qu’institution de formation et de recherche, le rôle premier de la HES-SO Valais-Wallis est de faire appel à la recherche pour analyser des situations et des problématiques afin d’apporter des solutions pragmatiques. Comme charité bien ordonnée commence par soi-même, une équipe de chercheurs et chercheuses au sein de la HES-SO Valais-Wallis a donc été mandatée afin d’analyser la gestion de crise COVID au sein de l’institution. Les résultats permettront de tirer les enseignements de la gestion de la pandémie et d’améliorer les processus lors d’éventuelles crises ultérieures.

Cette année académique 2022-2023 sera marquée par de nouveaux enjeux résultant du conflit en Ukraine comme la pénurie d’énergie. L’institution a composé un groupe de travail afin de définir un plan d’action permettant d’assurer la sécurité des personnes, des infrastructures et de l’environnement ainsi que la continuité des activités en cas de coupures d’électricité. Des mesures d’économie d’énergie sont également entreprises comme par exemple l’abaissement de la température de chauffe des bâtiments, l’extinction des enseignes lumineuses et l’optimisation de la consommation des divers équipements.

Au-delà de ces nouveaux enjeux, la HES-SO Valais-Wallis va poursuivre ses efforts dans la prévention en sécurité informatique, la mise à jour des plans d’études cadres, l’adaptation de son organisation, le développement d’une politique de relève adéquate, ainsi que la mise sur pied de nouvelles infrastructures.

Dossier de presse - Rentrée 2022-23

Reportages sur Canal 9

International symposium on biopolymers - ISBP2022

La 18e édition du Symposium international sur les biopolymères (ISBP), organisée par la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) et l'Université de Stuttgart s’est déroulée à Sion sur le Campus Energypolis du 13 au 16 septembre. La manifestation a attiré plus de 160 chercheurs, experts de l'industrie et start-ups du monde entier pour partager leurs connaissances et les dernières innovations et découvertes dans le domaine des bioplastiques.

L’ISBP2022 a mis en avant des axes de recherche actuels sur des biopolymères c’est-à-dire des polymères issus de la biomasse et/ou biodégradables. Parmi quelques-uns des plus répandus on peut citer par exemple les polyhydroxyalcanoates (PHA), la cellulose, l’amidon et autres polysaccharides, utilisés notamment par de nombreux secteurs de l’industrie comme la médecine, la cosmétique, l’emballage ou encore l’agroalimentaire. Ces dernières années, des milliards de dollars ont été investis dans le développement et la mise en place de solutions pour produire en grandes quantités ces matériaux PHA naturels à l'échelle industrielle, misant énormément sur leur biodégradabilité, considérée comme un avantage.

Au programme de ces quatre jours, plus de 95 conférences pour parler de biosynthèse, d’innovation dans la technologie de la fermentation, de l’utilisation des biopolymères dans l'administration des médicaments, dans les cosmétiques, dans l’emballages et les textiles durables, ainsi que de biodégradation et de recyclage des biopolymères.

Pour le Professeur Manfred Zinn de la Haute Ecole d’Ingénierie à Sion et organisateur de l’événement le bilan est très positif. « Des participants de 29 nations ont pu échanger et prendre connaissance des derniers développements importants pour le futur des biopolymères, comme par exemple l’utilisation des déchets, tels que le CO2, pour leur production. Durant ce symposium, il a été démontré qu’il y a de nombreuses possibilités de modifier les propriétés de ces polymères, ce qui permet de déterminer leur élasticité et leur solidité, et qui ouvre de nouvelles fenêtres d’application, et ça c'est quelque chose de nouveau.»

Ce symposium, qui est une référence dans le domaine, se déroule tous les deux ans depuis sa création à Toronto en 1988. Les chercheurs se retrouveront lors du prochain symposium qui aura lieu en Malaisie en 2024.

Campus Energypolis - Création d’Energypolis SA

Une nouvelle entité, Energypolis SA, viendra renforcer l’écosystème d’innovation valaisan. Le Grand Conseil a en effet accepté en une seule lecture la loi qui valide la fondation de la société de gestion et d’exploitation du parc de l'innovation du Campus Energypolis.               

Le Grand Conseil a accepté à l’unanimité de suivre le Conseil d’Etat dans sa volonté de créer une société qui sera chargée de la gestion, de l’exploitation et du développement du Campus Energypolis à Sion. Actuellement, ces tâches sont assurées par le Département de l’économie et de la formation.

Renforcer les capacités d’innovation

La société Energypolis SA sera ainsi une entité indépendante, qui restera majoritairement entre les mains du Canton du Valais, avec une participation de la Ville de Sion et de l’EPFL. La nouvelle structure permettra d’assurer indépendance, flexibilité et capacité d’adaptation dans la gestion des affaires courantes, une meilleure représentation des principaux partenaires, ainsi qu’une capacité entrepreneuriale renforcée.

Le Campus Energypolis constitue un écosystème d’innovation qui réunit les compétences de l’EPFL Valais Wallis, de la HES-SO Valais-Wallis et de la Fondation The Ark dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et de la santé. Réunis sur un même site, ces acteurs forment une chaîne de valeurs qui maximise le potentiel de synergies entre la recherche fondamentale, les activités de recherche appliquée et la valorisation économique.

Afin de faciliter le transfert de technologie et de renforcer la dynamique de la chaine de valeur, le Campus Energypolis a intégré le Switzerland Innovation Park Network West EPFL en 2017. Il est tenu de mettre à disposition les compétences de l’écosystème et offrir des espaces au sein du Campus pour favoriser les échanges et collaborations. Le Parc de l’innovation valaisan, antenne du quartier de l’innovation de l’école polytechnique lausannoise, rejoint le Parc suisse de l’innovation, dont le but est de tisser des liens entre les initiatives novatrices et de renforcer la compétitivité économique à travers le pays.

La constitution d’Energypolis SA facilitera l’accès des entreprises au savoir académique, aux résultats de recherche et aux dernières percées technologiques, offrant ainsi les conditions cadres favorables pour le transfert de technologies au tissu économique valaisan et le développement d’entreprises innovantes en collaboration avec ses partenaires de la promotion économique et d’innovation.

                

Analyse de la situation par Stéphane Genoud au 15 septembre 2022

Pénurie d'énergie hiver 2022 - 2023

Portail "Pénurie d'énergie hiver 2022-2023"

Analyse de la situation par Stéphane Genoud au 15.09.2022

Au regard de l’évolution des différents indicateurs à notre disposition (voir graphiques et explications ci-dessous), et malgré certaines évolutions, nous pouvons estimer que le risque de pénurie pour cet hiver 2022-2023 est toujours marqué.

Pour vous permettre de bien suivre notre analyse, nous vous conseillons de lire les précédentes analyses dont la première analyse de la situation du 24 août 2022.

Retrouvez mon analyse au fil des graphiques plus bas.

Les indicateurs1. L'électricité en Suisse

Les imports net de la Suisse

Ce graphique montre les imports net moyen d’électricité en Suisse pour la période 2018-2021, ainsi que les imports pour l’année 2022.

La Suisse est redevenue légèrement exportateur, probablement par des volumes d’hydraulique au fil de l’eau. Cette énergie n’est pas stockable.

Source : energyscan.engie.com

Réserve hydraulique pour la Suisse 

Ce graphique montre le niveau des barrages en Suisse sur les années 2020-2021 et l’état actuel des réserves pour l’année en cours.

Le taux de croissance des réserves est toujours en baisse. Comme dit la semaine passée, l’arrivée de petite neige sur nos 4’000m ralentit la fonte des glaciers..

Source : energyscan.engie.com

On va donc certainement dépendre de l’Europe cette hiver et cela restera vrai tant que nous n’aurons pas pris au sérieux la production nationale d’énergie comme une priorité nationale…et le débat à Berne sur le parachute de 10 milliard est très bien résumé par le Matin on-line

La conclusion de Mme Sommaruga est plein de sagesse « […] S’accuser mutuellement, cela fait partie du jeu politique, mais je crois que la population s’attend à ce qu’on assure la sécurité de l’approvisionnement énergétique et que notre pays devienne plus résilient sur ce point ». Nous avons besoin de solutions pragmatiques. La bonne nouvelle est que les solutions de la vision 2050 du Conseil Fédéral qui prévoit plus de solaire, d’éoliennes, de biomasse, d’hydroélectrique et de géothermique résout aussi les problèmes de pénurie…Il ne suffit donc qu’à accélérer la transition énergétique.

2. Pénurie : les signaux de la France

Les prix de l’électricité en France aujourd’hui

Ce tableau donne les prix du marché de l’électricité avec les prix français au 6 septembre (pour comparaison) et au 14 septembre.

Comme dit en préambule, le marché se détend un peu, malgré les prix stratosphériques. On passe en dessous de 1000 €/MWh pour le prix 2023 pour le Peak (Cal+1 peak).

Source : energyscan.engie.com

Le graphique ci-dessous montre l’évolution des prix du marché de l’électricité français sur les années 2017-2022, avec un « zoom » sur les derniers jours.

Source : energyscan.engie.com

On vous rappelle que le prix de 896.96 €/MWh correspond à 89.7 cts/kWh, alors que le prix Cal+1 coté en septembre 2019 était à 63.25 €/MWh, correspondant à 6.3 cts/kWh. Nous avons du bien regarder pour faire le calcul est %, mais 1323% d’augmentation déstabilise beaucoup d’économiste. C’est certainement dramatique pour beaucoup d’entre vous !

La production et les imports net de la France

On voit dans le graphique ci-dessous que la France est toujours un importateur net d’électricité depuis juin de cette année (courbe rouge), ce qui signifie pour nous, que la France n’a toujours pas d’électricité à nous vendre.

Source : energyscan.engie.com

Puissance des réacteurs nucléaires français 

…car la production nucléaire est toujours à la traine.

Même si l’on voit que cela va un peu mieux, comme Trade direct, dans son article, résume très bien les enjeux pour la France

Ce graphique montre la puissance générée par les réacteurs français pour les années précédentes, l’année en cours et la prévision pour le reste de l’année.

Etat au 31 mai 2022

Source : energyscan.engie.com

Etat au 14 septembre 2022

Source : energyscan.engie.com

Nous pouvons en effet remarquer que la courbe bleu, qui est la puissance théorique générée par les réacteurs français à leur reprise (interprétation réalisée à partir des indisponibilités des centrales nucléaires françaises annoncées par EDF), de la fin du mois de mai, ne correspond absolument pas à la courbe réelle (rouge) à fin août.

C’est une estimation théorique de la puissance disponible dans les mois à venir, si ces réacteurs sont en mesure de redémarrer.

3. Pénurie : les signaux de l'Allemagne

Les prix de l’électricité en Allemagne aujourd’hui

Ce tableau donne les prix du marché de l’électricité avec les prix allemand au 6 septembre (pour comparaison) et au 14 septembre. 

Source : energyscan.engie.com

En Allemagne les prix sont aussi très élevés, mais la bonne nouvelle de la semaine prochaine ce confirme, les CAL+1 continue à baisser.

Exports de gaz russe vers l’Allemagne 

Et, les exports de gaz russe sont toujours à zéro !

Ce graphique montre le niveau des exports de gaz de la Russie vers l’Allemagne sur les années 2016-2021 et l’état actuel des exports pour l’année en cours.

Source : energyscan.engie.com

Exports de gaz norvégiens vers l’Allemagne 

Une majorité du gaz arrivant en Allemagne vient actuellement de Norvège

Ce graphique montre le niveau des exports de gaz de la Norvège vers l’Allemagne sur les années 2016-2021 et l’état actuel des exports pour l’année en cours.

Source : energyscan.engie.com

4. Les réserves/stocks

Stocks de gaz en Europe 

Ce graphique montre le niveau des stocks de gaz en Europe sur les années 2015-2021 et l’état actuel, au 14 septembre, des stocks pour l’année en cours.

Même commentaire que la semaine passée, nous pouvons voir que les réserves de stock de gaz en Europe continuent à augmenter, ainsi que le taux de croissance (YoY surplus) : c’est une bonne nouvelle.

Source : energyscan.engie.com

La tendance pour nos deux grands voisins (France et Allemagne) suit la même tendance.

Stocks de gaz en France

Ce graphique montre le niveau des stocks de gaz en France sur les années 2017-2021 et l’état actuel, au 14 septembre, des stocks pour l’année en cours qui augmentent encore.

Source : energyscan.engie.com

Imports de gaz liquéfié (LNG) de la France 

Ce graphique montre le niveau des imports de gaz liquéfié de la France sur les années 2014-2020 et l’état actuel des exports pour l’année en cours.

Source : energyscan.engie.com

Les hubs de gaz liquéfié tournent très bien et que le niveau est largement supérieur aux années précédentes.

Stocks de gaz en Allemagne 

Ce graphique montre le niveau des stocks de gaz en Allemagne sur les années 2017-2021 et l’état actuel, au 14 septembre, des stocks pour l’année en cours.

Source : energyscan.engie.com

On s’approche des stocks les plus élevés historiques.

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