HES-SO Valais-Wallis - Haute Ecole de Gestion – HEG




Actualités

La Suisse peine à faire revenir les touristes étrangers: interview d’Alain Imboden

Malgré la fin des restrictions sanitaires, la Suisse a du mal à faire revenir les touristes étrangers. Suisse Tourisme compte un tiers de nuitées en moins lors du trimestre dernier comparé à 2019. Comment reconquérir ce marché ? Pour quelles raisons la Suisse n’a-t-elle pas séduit les voyageurs cette année ?

Interview d’Alain Imboden, responsable de la filière tourisme de la HES-SO Valais-Wallis dans l'émission Forum de la RTS. Source : RTS

Selon Alain Imboden, ce phénomène ne concerne pas seulement la Suisse, mais les destinations européennes dans leur ensemble qui n’ont pas non plus atteint leurs objectifs en 2022.

Cela s’expliquerait notamment par le tourisme domestique encore fortement pratiqué et les craintes persistantes des voyageurs vis-à-vis de la situation COVID dans leurs destinations. Concernant le manque de touristes venant de pays lointains, il relève l’impact des restrictions au voyage imposées par les pays asiatiques. Il note cependant une tendance à la hausse concernant les touristes venant d’Amérique du Nord. Enfin, les conditions difficiles que connaissent les compagnies aériennes, particulièrement touchées par la pandémie, a rendu le déplacement plus difficile.

« Le tourisme urbain est en recul partout. Pas seulement en Suisse, mais quasiment dans tous les pays du monde. »

L’interview se poursuit au sujet de la baisse de fréquentation des villes suisses. La Suisse n’aurait-elle pas trop misé sur une communication orientée nature et paysage ? Alain Imboden nous explique quelles sont les causes de cette baisse d’intérêt pour les villes et nous livre son avis sur la campagne de communication visant à booster le tourisme urbain en Suisse.

La situation va-t-elle s’améliorer ou ne faut-il pas accepter que le tourisme n’est pas le meilleur atout de la Suisse ?

Pour le responsable de la filière, le tourisme reste un atout pour la Suisse. Il préconise la mise en avant des forces de la destination notamment sa grande qualité de prestations et d'infrastructures et le fait que voyager en Suisse, c’est voyager de manière responsable.

La transformation numérique : un axe qui se développe au sein de la HES-SO Valais-Wallis

Porteuse d’innovation dans un monde en mutation permanente, la HES-SO Valais-Wallis a souhaité mettre à profit les compétences et connaissances de ses cinq Hautes Ecoles en les réunissant au sein de l’Axe Transformation numérique. Cet axe de recherche a pour objectif de créer un environnement propice au développement d’innovations interdisciplinaires visant à répondre aux défis numériques actuels. A la suite d’un appel à projet lancé au mois d’avril, l’axe a annoncé son soutien à trois projets dont l’impact potentiel a été jugé important.

Pensé comme un espace de collaboration entre les neuf instituts de recherche de la HES-SO Valais-Wallis, l’Axe Transformation numérique voit la participation de représentant.es de différents instituts qui ont pour rôle de communiquer et de coordonner les échanges d’informations sur les projets et initiatives en lien avec la transformation numérique. Il s’agit également de promouvoir les collaborations externes, entre autres au travers du Swiss Digital Center de Sierre.

Appel à projets : promouvoir des projets au service de la population

L’Axe Transformation numérique promeut des projets interdisciplinaires inter-instituts et propose un financement de maximum 50'000 CHF par projet. L’ambition est de valoriser les actions et projets déjà en cours (« digital booster »), tout en promouvant de nouvelles collaborations afin de démontrer la plus-value d’une approche pluridisciplinaire dans le domaine. Les projets doivent pouvoir démontrer un impact sociétal, humain, économique ou technologique important et rapide pour la région.

Trois projets ont été sélectionné pour l’année 2022. Ils permettront d’établir un portrait de la digitalisation en Valais et contribueront à exploiter le potentiel de la digitalisation dans les domaines importants que sont la santé et la formation. Ainsi, l’Axe Transformation numérique a sélectionné les projets suivants :

1. Vivre la montagne à l'ère du numérique : un portrait de la fracture numérique en Valais.

Le projet mené par Alain Imboden, Professeur à l’Institut Tourisme vise à analyser les facteurs d’influence de la fracture numérique en Valais en recensant les usages, compétences et perceptions de la population valaisanne en matière d’outils et de services numériques. Il vise à déterminer les éléments contribuant à l’existence d’une fracture numérique avec comme objectif d'apporter des solutions, mais aussi de mettre en lumière les bénéfices de la digitalisation. Le déséquilibre en matière de digitalisation est également géographique. La plaine et la montagne ne bénéficient actuellement pas d’un même niveau d’installations et d’utilisation de l’outil numérique. Une bonne compréhension et gestion de la transition digitale à l’échelle du Valais est donc une thématique importante afin d’assurer l'inclusion de l'ensemble de la population. Une telle transition peut offrir de nouvelles perspectives pour les communes rurales ou de montagne, en permettant l’affranchissement des distances ainsi que des barrières liées à la configuration géographique du canton et en limitant la migration vers les grands centres urbains. 

2. Réhabilitation numérique de l'arthrose : analyse de la trajectoire du/de la patient.e pour la détection et le suivi des signes distinctifs

Le projet porté par le Professeur Jean-Paul Calbimonte de l’Institut Informatique souhaite améliorer la prise en charge des patient.es souffrant d’arthrose. La réadaptation numérique peut considérablement améliorer le soutien, l'orientation, le traitement et le suivi des patient.es, tout en réduisant les coûts et en permettant une meilleure qualité de vie pour les patient.es souffrant d'affections telles que l'arthrose. L'arthrose des hanches et des genoux, ainsi que les lombalgies chroniques ou récidivantes représentent un fardeau massif pour les individus et la société, engendrant des coûts de santé colossaux. Ce projet vise à co-concevoir et à prototyper une application mobile pour les patient.es souffrant d'ostéoarthrite. Le projet est basé sur des interactions de chatbot pour la récupération de données et le soutien aux patient.es, l'analyse des trajectoires pour identifier les marqueurs à haut risque et le suivi des personnes atteintes d'arthrose. Enfin, l'application patient.e produira des recommandations pour les directives et l'éducation des patient.es, en soutenant les groupes d'exercices et l'autogestion de la maladie.

3. VRHeadset4SpecialNeeds

Le projet VRHeadset4SpecialNeeds du professeur Silvan Zahno de l’Institut Systèmes Industriels veille à aider les apprenti.es rencontrant des difficultés d’apprentissage à l’aide d’un casque de réalité virtuelle du commerce. Au cours de ce projet, il est devenu évident que les casques VR disponibles dans le commerce n'étaient pas idéaux pour la population ciblée en raison de plusieurs facteurs. L'un de ces facteurs est la latence perceptible entre le mouvement de l'utilisateur.trice et son effet différé affiché sur l'écran dans l'espace de réalité virtuelle. La solution la plus efficace pour réduire cette latence et améliorer l'immersion de l'utilisateur.trice est de travailler au niveau du matériel. Dans ce projet, parmi les différents composants constituant un casque VR complet, seul le composant responsable du suivi de l'environnement spatial et des mouvements est ciblé. En exploitant toutes les capacités des caméras événementielles, l'objectif est de développer un composant capable de suivre le mouvement 2 à 10 fois plus rapidement. Ce composant pourra fonctionner en conjonction avec un casque VR existant.

Plus d’informations : https://www.hevs.ch/fr/recherche-appliquee-et-developpement-a-la-hes-so-valais-wallis/axe-transformation-numerique-201788

La Formation continue pour les enfants et les jeunes aussi !

Depuis 3 ans, la Formation Continue de l’Institut Informatique de la HES-SO Valais-Wallis propose des ateliers de Codage aux jeunes de la 8H à la 11CO. Des camps d’été sont également organisés depuis de nombreuses années pour les jeunes. Nous avons pris le temps d’interviewer Tamara et Amandine qui participent à notre camp d’été et Gaetano Manzo, formateur au sein de notre centre de formation continue.

Camp d’été pour les jeunes, les filles intéressées par les métiers techniques

Tamara et Amandine sont intéressées par l’informatique depuis quelques années déjà. Tamara a déjà suivi un stage dédié à Internet et Amandine un stage de robotique, deux activités proposées par la HES-SO Valais-Wallis. 

Durant leur temps libre, elles s’amusent à créer des sites internet ou à s’initier au codage, et ce camp d’été leur donne un autre éclairage sur tous les domaines de l’informatique. L’après-midi, divers ateliers sont proposés, dont un dédié au hacking que Tamara a suivi. Elle a même virtuellement « hacké une banque » durant le dernier cours ! Un bon moyen de reconnaître les failles informatiques et de savoir se protéger. Amandine nous fait part de son souhait de faire des études de robotique et Tamara nous indique qu’elle souhaite entamer des études d’arts graphiques.

Que pensent les participant.es des ateliers ? Interviews croisées

Laurine (16 ans) a participé à l’atelier de codage niveau 2, et a pu créer des jeux de hasard avec des animations.

 

Rejan (13 ans) nous montre l’envers du décor : les lignes de code qu’il a créées pour que son jeu de hasard fonctionne.

Pourquoi avoir choisi l’atelier de codage ? 

Rejan : J’ai choisi cet atelier parce que j’aime beaucoup l’informatique et le codage en particulier.Laurine : Moi car je vais aller à l’école de commerce et que cela pourra me servir là-bas. J’ai également envie d’en apprendre plus sur le codage.

Expliquez-nous votre atelier et ce que vous y avez appris.

Laurine : J’ai appris à créer des mini-jeux en faisant du code, avec les applications Python et visual code. Cet atelier est super pour développer un jeu ou un site web. J’ai adoré ce cours, il m’a énormément appris en une semaine, notamment des petites astuces.Rejan : Nous avons appris à utiliser Streamlit pour créer notre propre site web et nos propres jeux. C’est quelque chose que tout le monde peut essayer de faire et c’est très intéressant de découvrir ce qui se cache derrière des sites !

 

Damien et Grégory (13 ans tous les deux) ont participé à l’atelier de Gaming création de jeu et ont créé de toutes pièces et en quelques jours leur propre jeu de Pac-Man !

Qu’est-ce qui vous a poussés à vous inscrire à cet atelier de gaming ?

Damien (13 ans): Parce que je n’avais jamais fait ça.Grégory (13 ans) : car je voulais créer des jeux vidéo.

Jouez-vous à des jeux vidéo à la maison ?

Damien : Oui, plutôt MarioGrégory : Oui, Fortnite et Fall Guys

Qu’avez-vous retenu de l’atelier, et quels seraient vos arguments pour convaincre vos ami.es d’y participer ?

Damien : Toutes les possibilités de Scratch. C’est facile, visuel, beau, et j’ai pu intégrer mon jeu de Pac-Man sur ma page web personnelle, que j’ai créée durant les cours du matin de cette semaine !Grégory : J’ai appris à réaliser des pages web et des jeux. J’ai adoré l’atelier. J’ai aussi bien aimé la conférence du matin sur les fakes news, c’est très utile pour savoir comment se protéger au mieux sur Internet.

Tout au long de l’année, des ateliers de programmation et du codage interactif en groupe

Notre formateur qui est également assistant post-doc à l’institut de recherche en informatique, Gaetano Manzo, relève chaque semestre le défi de trouver des moyens simples et ludiques pour expliquer des concepts complexes et indique que « le codage est avant tout un état d’esprit, plus qu’une compétence technique ». Il note aussi avec satisfaction que le nombre de filles qui participent à ces ateliers est en constante augmentation, et que cette année pour la première fois il y en avait plus que de garçons !

Durant toute la durée des ateliers, les enfants apprennent les rudiments de la programmation de façon très interactive. Ils codent non seulement sur l'ordinateur, mais aussi au tableau et en groupes. A la fin du niveau 1, les élèves ont acquis un bon aperçu du codage et savent donc poser un problème avec un esprit de développeur. À l’issue du niveau 2, ils appliquent leurs compétences en programmation au développement web et mobile.

Gaetano Manzo a une nouvelle fois participé à la création de vocation, et à l’issue de ces ateliers voici son conseil : « Peu importe que vous soyez un.e développeur.euse débutant.e ou confirmé.e, mon conseil est de continuer à apprendre en suivant d'autres cours et des ressources en ligne. Si vous avez terminé le niveau 1, passez au niveau 2. Et une fois terminé le niveau 2, trouvez un cours spécialisé (par exemple, le développement de jeux). Entre-temps, tenez-vous au courant ! Hackerank, par exemple, est une plateforme excellente et accessible. »

Informations pratiques

Début des ateliers d’automne le mercredi 21 septembre 2022.Mercredis après-midi, de 14h à 16h ou de 16h à 18h. 

Plus d’informations : 

Atelier Codage niveau 1Atelier Codage niveau 2Atelier MultimédiaAtelier Youtube Gaming

Contact : 058 606 90 43 / info@formationcontinue.ch

Blaise Crettol sur le podium du prix Entrepreneurship Educator of the Year

Promouvoir l'entrepreneuriat dans l'enseignement supérieur

Le prix européen Triple E 2022 s’est déroulé du 26 au 28 juin à Florence. Visant à encourager l’éducation entrepreneuriale universitaire, ce prix récompense chaque année celles et ceux qui soutiennent l'esprit d'entreprise et d’engagement dans l'enseignement supérieur. Blaise Crettol, prof. à la HES-SO Valais-Wallis, était finaliste du prix Éducateur en entrepreneuriat de l'année avec le programme Business eXperience qu'il gère.

Entrepreneurship Educator of the Year

Pour être sélectionné parmi les 5 finalistes, Blaise Crettol a d'abord rendu un dossier pour présenter le programme BeX, qu’il a ensuite défendu devant un jury avec une présentation Pecha Kutcha (format synchronisant une présentation orale à la projection de 20 diapositives se succédant toutes les 20 secondes).

En se basant sur ces deux éléments, le jury a récompensé les lauréat·e·s faisant preuve d'une performance exceptionnelle dans la conception et la mise en œuvre d'un cours d'entrepreneuriat. En parallèle, le public a pu voter avant et pendant la cérémonie de remise des prix pour décerner le People’s Choice Awards.

« Je pense que la multidisciplinarité du programme et la diversité des projets expérimentés dans Business eXperience représentent une réelle opportunité professionnelle pour nos étudiant·e·s », commente Blaise Crettol.

Une place sur le podium et un fort soutien du public

Blaise Crettol a remporté le 3ème prix du jury Entrepreneurship Educator of the Year et a également récolté le plus grand nombre de votes du public dans sa catégorie.

« Le fait de se retrouver sur un podium aux côtés de la Queen Mary University of London et de la Vienna University of Economics and business est un gage important de crédibilité pour la HES-SO Valais-Wallis, qui permettra également de nouvelles collaborations européennes », se réjouit-il.

« Je profite également de ces quelques lignes pour remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont voté pour ce projet, ainsi que les instances de la HES-SO Valais-Wallis qui permettent à ce programme de s’épanouir dans les meilleures conditions possibles depuis bientôt 20 ans ! »

Des clés pour gérer les RH en PME

Ce printemps, une collaboration a été initiée entre l’Association HR Valais et la HES-SO Valais-Wallis à travers l’option RH de la Haute Ecole de Gestion. Le but ? Créer des guides pragmatiques afin de donner des clés aux PME valaisannes en matière de gestion des RH. 

Les enjeux des processus de gestion RH

Les petites structures (PME) reposent essentiellement sur des personnes devant endosser de multiples responsabilités et rôles au sein de l’entreprise, et il n’apparait pas toujours évident d’avoir une vue d’ensemble sur certains processus majeurs de GRH, d’en connaitre les enjeux et leur valeur ajoutée dans l’atteinte des objectifs organisationnels des entreprises. 

Des projets concrets pour les étudiant·e·s

L’option RH, encadrée par le Prof. Xavier Salamin, est pensée comme un échange gagnant-gagnant où des étudiant·e·s accompagnent des entreprises et institutions locales sur des problématiques RH et délivrent un travail concret en fin de semestre répondant aux besoins définis. Dans ce projet, en ligne avec les besoins exprimés par l’Association HR Valais et ses représentants dans le projet Nadia Albertoni et Christian Voeffray, les groupes d’étudiant·e·s ont travaillé sur la création de guides et fiches synthétiques portant sur plusieurs thématiques de GRH, telles que le processus de recrutement ou la gestion des compétences.

Les travaux ont été rendus au mois de juin et présentés par les étudiant·e·s aux membres du comité d’HR Valais. L’objectif est à présent de procéder à un travail d’édition avant de pouvoir rendre ces documents accessibles via l’Association HR Valais. 

L'article complet du Nouvelliste au sujet de cette collaboration

L'importance économique de l'agritourisme en Suisse

En vue de mesurer l’importance économique de l’agritourisme en Suisse, l’association nationale Agritourisme Suisse a collaboré avec l'Institut Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis sur une étude empirique, dans le cadre d'un projet mené par des étudiant·e·s de dernière année de Bachelor en Tourisme. Les résultats de cette étude se basent sur des réponses collectées en avril 2022 auprès de 119 acteurs agritouristiques à l'échelle nationale. 

Écho médiatique

Sa publication a eu un certain écho dans la presse, comme ce sujet diffusé le 23 juillet 2022 dans le journal du 19h30 :

Domaines d'activités agricoles

L’élevage d’animaux (49%) et la production laitière (47%) sont les domaines d’exploitation les plus représentés parmi les répondants.

Activités des répondants

Prestations de restauration et d’hébergement

Un répondant sur deux possède un local pour accueillir des événements (50%). Parmi les offres de restauration, les petits-déjeuners à la ferme sont proposés par 42% des sondés. Les salles de séminaires ainsi que les dégustations ont été citées par 20% des répondants. 40% des répondants déclarent avoir une capacité de places assises de 50 places et plus. Le nombre médian de places assises se situe à 38. En ce qui concerne l’offre d’hébergement, les appartements de vacances (40%), les chambres privées et les lits dans la paille (33%) sont les types d’hébergement les plus proposés. Environ 60% des établissements disposent d'entre 1 et 11 lits, tandis que 20% comptent 24 lits et plus. En moyenne, les exploitations ont une capacité de 15 couchages.

Activités touristiques à la ferme

Une majorité d’entreprises (60%) propose des visites guidées. Par ailleurs, 40% des entreprises agritouristiques ont mis en place des visites guidées didactiques, à portée pédagogique. Plus du tiers des répondants mettent également à disposition des aires de pique-nique (34%).Presque 80 % des entreprises pratiquent la vente directe ou tiennent un magasin à la ferme.

Les événements privés (37%) et les événements d’entreprise (30%) figurent également comme des activités économiques importantes. Les expositions, les événements culturels ainsi que les animations musicales restent secondaires et représentent moins de 10% des activités d’animation à la ferme. De même, les activités de bien-être (8%) et les excursions à cheval (6%) sont peu développées.

Profil des exploitations agricoles interrogées

La plupart des entreprises possèdent une certaine expérience dans le domaine des activités agritouristiques puisque 65% d’entre elles les pratiquent depuis plus de 10 ans. Un tiers (33%) exerce même depuis au moins 20 ans. Enfin, 20% des entreprises se sont lancées dans ces activités il y a entre 5 et 9 ans et 7% il y a moins d’un an.

Tous les répondants proposent des activités l’été et presque 90% au printemps et à l’automne. Des résultats qui soulignent l’importance que peut jouer l’agritourisme dans le déploiement d’un tourisme 4 saisons.

Un peu plus du tiers (34%) des fermes agritouristiques emploient de la main-d’œuvre rémunérée pour leurs activités touristiques. Une proportion presque similaire (38%) sont des entreprises familiales où la famille est impliquée dans les activités touristiques, mais n’est pas rémunérée. Quelques-unes (5%) recourent à l’engagement de bénévoles pour les aider.

Estimation de l’impact économique de l’agrotourisme en Suisse

En 2021, la moyenne du chiffre d’affaires annuel concernant les activités agritouristiques était de 45’308 CHF [résultats basés sur les réponses de 74 entreprises]. La médiane, quant à elle, se situait à 29’700 CHF.Les activités agritouristiques restent peu rémunératrices pour le secteur. Environ 70% des entreprises comptabilisaient un chiffre d’affaires annuel de moins de 40'000 CHF et pour près de 40%, ce chiffre d’affaires ne dépassait pas les 20'000 CHF.

Pour une majorité de fermes (64%), les activités agritouristiques représentent néanmoins jusqu’à 23% du chiffre d’affaires total. Seule une minorité (20%), voit le CA des activités agritouristiques atteindre 40% du chiffre d’affaires global. L’hébergement reste le service le plus rémunérateur et compte pour 59% du chiffre d’affaires des activités touristiques. Suivent ensuite la restauration (17%) et les visites et animations (11%).En 2021, 40% des fermes agritouristiques ont généré jusqu’à 400 nuitées, tandis que 20% ont généré 1’200 nuitées et plus. La valeur médiane est de 485 nuitées. Le prix moyen d’une nuitée était de 36 CHF (sans repas).En se basant sur trois méthodes différentes de calcul, le chiffre d’affaires annuel du secteur agrotouristique en Suisse se situerait entre 52 et 91 millions de francs en 2021. Pour l’année 2019, l'estimation de ce CA annuel se situerait entre 43 et 76 millions.

 

Le rapport détaillé de l'étude est à télécharger ci-dessous.