HES-SO Valais‑Wallis - Hochschule und Höhere Fachschule für Soziale Arbeit – HESTS





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Histoires et figures de la «race alpine» en Valais – Viviane Cretton

Histoires et figures de la «race alpine» en Valais Loin d’avoir été isolée des «grandes théories raciales» qui apparaissent au XIXe siècle, la Suisse y a contribué. A la fin du XIXe siècle, par exemple, une étude «scientifique» réalisée en Valais par un zoologiste genevois conclut que «Le Bas-Valais est habité par une race très brachycéphale et de taille au-dessous de la moyenne». Sur la base de sources historiques (récits de voyageurs, parfois voyageuses, écrivain·e·s et scientifiques), ce chapitre exemplifie le paradigme de la «race alpine» tel qu’il s’est incarné en Valais durant plusieurs siècles: une «race» tantôt saine, pure, guerrière et de stature plus grande sur les hauteurs et une «race» parfois crétine, sale, contemplative et de plus petite taille en bas. Des crétins des Alpes aux brachycéphales en passant par le Peuple du Valais, l’idée de «race» montagnarde en Valais varie selon les qualités associées au topos, à l’air, au climat, à l’altitude, à la température, à l’eau, mais aussi au caractère ou à l’entremise de l’activité économique.Ce chapitre révèle que le paradigme de «la race» n’a pas seulement modelé une vision du monde en Europe et dans les colonies lointaines. Il a aussi contribué à façonner des sociétés non-colonisées, proches de chez nous, dans les montagnes suisses.************************************************************Chapitre de l’ouvrage Un/Doing Race – Racialisation en Suisse, accessible en open access, rédigé par Viviane Cretton: Histoires et figures de la «race alpine» en Valais. Dans Pinto, Jovita dos Santos, Ohene-Nyako Pamela, Pétrémont, Mélanie-Evely, Lavanchy, Anne, Lüthi, Barbara, Purtschert, Patricia, Skenderovic, Damir (eds), 2022. Un/Doing Race. Racialisation en Suisse. Zurich et Genève: Éditions Seismo SA, pp. 241-256.************************************************************A propos de l'auteure:Viviane Cretton est anthropologue, professeure à la HES-SO Valais Wallis et co-responsable du Centre de Compétences «Territoire, Diversité, Migration» de l’Institut de Recherche en Travail social à Sierre.

Des investissements durables pour la formation tertiaire et la recherche

Un enseignement et une recherche d’excellence vont de pair avec une infrastructure de qualité. Avec des investissements qui ont débuté il y a vingt ans déjà sur le site de Bellevue à Sierre, le Canton du Valais poursuit sa politique de développement et d’amélioration des équipements et bâtiments accueillant les différents domaines de la HES-SO Valais-Wallis. Il met ainsi en œuvre une politique d’exemplarité, en particulier énergétique, sur tous les bâtiments publics ou subventionnés comme autant d’engagements concrets en matière de développement durable.Sur le campus de Sierre, ce sont les Hautes Ecoles de Gestion et de Travail Social qui ont bénéficié de l’investissement précurseur de l’Etat. Demain, ce sera l’EDHEA avec un projet concernant aussi les filières du secondaire II. A Loèche-les-Bains, le Canton a financé à hauteur de 6.6 millions de francs, sur un total de 9.8 millions de francs, la construction du Campus de la Haute Ecole de Santé pour sa filière Physiothérapie en rénovant l’ancienne clinique de réadaptation de la station thermale. A Sion, les investissements bénéficient à la Haute Ecole d’Ingénierie qui a rejoint le Campus Energypolis comprenant aussi l’EPFL Valais Wallis et le Swiss Innovation Park. Ils se poursuivent avec le démarrage du futur Pôle santé pour les Hautes Ecoles de Santé et de Travail Social comprenant aussi l’espace SpArk qui sera dédié aux développements dans le domaine de la performance sportive notamment.Campus Energypolis à SionTous ces investissements ont été et sont réalisés autour de véritables écosystèmes complets « Formation – Recherche – Innnovation – Transfert de technologies » avec des impacts attendus en termes de croissance, d’emplois hautement qualifiés et de développement économique, social et culturel de notre Canton.Les chantiers de la HES-SO Valais-Wallis terminés en 2021 (Campus Physiothérapie à Loèche-les-Bains et installation sur le Campus Energypolis à Sion) représentent un investissement de près de 190 millions francs dont 127 millions financés par l’Etat du Valais, 44 millions financés par la Confédération et 19 millions par les communes sièges.Campus Physiothérapie à Loèche-les-BainsAvec une population estudiantine qui n’a cessé d’augmenter à la HES-SO Valais-Wallis ces dernières années passant de 2'502 à 2’875 étudiant·e·s entre 2015 et 2021 et une activité de recherche et de transfert de technologies qui a généré un volume financier des instituts de la HES-SO Valais-Wallis de plus de 46 millions de francs en 2021, le Canton investit durablement pour la formation tertiaire et la recherche. Ils permettront à coup sûr de poursuivre dans la voie d’un Valais, terre de formation et d’innovation.Christophe Darbellay, Chef du Département de l'économie et de la formation (DEF) du Canton du Valais

Lettre ouverte au Conseil fédéral – La Suisse doit être dans Horizon Europe !

Mesdames les Conseillères fédérales, Messieurs les Conseillers fédéraux,Vous le savez mieux que personne, la prospérité et le rayonnement de la Suisse se fondent sur la qualité de son économie et de ses institutions. Ces éléments dépendent intimement de la « matière grise », dont l’adage dit qu’elle est la seule ressource naturelle du pays. Ainsi, notre pays a su développer un système de formation de haut niveau et des instituts de recherche de pointe. Ces atouts, combinés à un savoir-faire ancestral et à une culture de la stabilité et du consensus, permettent à notre société de performer dans de nombreux domaines et d’offrir une qualité de vie élevée à la population.Cependant, si le potentiel d’un système économique fondé sur la connaissance est immense, sa fragilité l’est hélas tout autant. Un tel modèle doit se fonder sur une innovation constante, une capacité à se projeter dans des modes nouveaux, une aptitude à affronter la concurrence, une curiosité toujours renouvelée. La Suisse est parfaitement à même de relever ces défis, ce que démontre son statut d’économie la plus innovante pour la onzième année de suite. Encore faut-il lui en donner les moyens. C’est cet enjeu qui est au coeur de la préoccupation profonde que nos gouvernements partagent sur le dossier Horizon Europe.Horizon Europe est le programme-cadre pour la recherche de l’Union européenne pour les années 2021-2027, doté de près de 100 milliards d’euros. La Suisse a participé aux précédents programmes, avec des gains extraordinaires. Ainsi, les institutions helvétiques ont perçu quelques 2,1 milliards d’euros lors du précédent programme, Horizon 2020. Cette participation a permis la création de nombreuses entreprises et d’emplois dans notre pays, ainsi que le dépôt de multiples brevets. Au-delà de ces éléments financiers et matériels, l’association à ces programmes de recherche permet aux hautes écoles suisses de collaborer avec des instituts de toute l’Europe. Cette dimension est essentielle pour la circulation du savoir et, très concrètement, pour attirer à nous les meilleurs talents.Aujourd’hui, l’association à Horizon Europe est une perspective clairement menacée. Votre décision de renoncer à conclure l’accord institutionnel avec l’UE a conduit la Commission européenne à rejeter – comme elle l’avait annoncé – toute conclusion d’un nouveau partenariat avec la Suisse tant que cette question n’est pas réglée. Le programme-cadre sur la recherche, qui a la particularité d’être renégocié de cycles en cycles, en est malheureusement la première victime, comme cela a déjà été le cas en 2014 suite à l’acceptation de l’initiative « contre l’immigration de masse ».A l’heure actuelle, la Suisse est considérée comme un pays tiers dans ce programme et est ainsi contrainte de renoncer à de nombreux avantages, notamment en matière de retour sur investissement et de coordination des grands projets. Les mesures palliatives mises en place par la Confédération, si elles peuvent partiellement couvrir le manque à gagner financier, ne compensent en aucun cas la perte de réseau et de prestige qui réside dans l’association au programme. Un rapport récemment publié par la HES-SO (disponible à l’adresse www.hes-so.ch) démontre de façon évidente les conséquences de cette non-association. Un récent rapport du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) confirme cette claire tendance.Le temps presse. Si le processus d’association ne démarre pas d’ici à la fin de l’année, il paraît acquis que la Suisse conservera son statut de pays tiers jusqu’à 2027. Cela signifierait un recul massif et de longue durée pour la recherche en Suisse, et par corollaire de la capacité d’innovation de notre pays. A terme, c’est l’ensemble de l’économie et de la société helvétiques qui en pâtiront. Il vous appartient, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil fédéral, de trouver la clé d’une relation nouvelle et apaisée avec l’Union européenne qui permette aux hautes écoles suisses de poursuivre leur contribution décisive à la prospérité nationale. Nous vous en adressons l’appel solennel.Avec nos respectueuses salutationsPour les collectivités responsables des hautes écoles de Suisse occidentale :Cesla Amarelle (VD), Crystel Graf (NE), Anne Emery-Torracinta (GE), Christine Häsler (BE), Olivier Curty (FR), Christophe Darbellay (VS), Martial Courtet (JU)

Filières ES - Adaptation des programmes d'études

Les filières ES en Education de l’enfance et Maîtrise socioprofessionnelle de la Haute Ecole et Ecole Supérieure de Travail Social (HESTS) changent leurs programmes d’études et mettent en place des formations modulaires (organisées en modules) ainsi que des durées de cursus adaptées aux parcours antérieurs des étudiant·es, ceci à partir de la rentrée 2022/2023.Afin de répondre aux défis actuels des structures d’accueil de l’enfance et des institutions sociales et à la suite des révisions de l’ordonnance fédérale régissant les filières ES (OCM ES) en 2017 et des plans d’études cadres (PEC) en 2021, une adaptation en profondeur des programmes d’études était nécessaire. Au travers de pédagogies innovantes orientées vers la réalisation de projets et l’interdisciplinarité, et grâce à une approche centrée sur les compétences professionnelles telles que, par exemple, le leadership, la gestion du changement ou encore le développement de prestations, la HESTS proposera des formations ES encore plus proches des besoins des terrains professionnels. Ces formations débuteront dès cet automne.La HESTS a également saisi cette opportunité pour introduire des pédagogies innovantes dans son cursus d’études, centrées sur l’autogestion et la pro action de ses étudiant·e·s. La HESTS a également changé l’organisation de ses cursus de formation en introduisant la modularisation de la formation. L’enseignement ne sera plus découpé en disciplines mais organisé autour de l’acquisition de compétences professionnelles. Les futur·e·s diplômé·e·s ES en Education de l’enfance et en Maîtrise socioprofessionnelle seront ainsi préparé·e·s à répondre aux changements sociaux, économiques et écologiques impactant leur quotidien professionnel avec des stratégies et des méthodes d’intervention innovantes.Cette nouvelle organisation de nos formations offrira également plus de flexibilité dans le suivi des études, en favorisant notamment la reconnaissance des acquis de formations antérieures. A partir de la rentrée 2022/2023, nous proposerons des cursus en 6, 4, 3 et 2 semestres selon le profil des candidant·e·s. Les passerelles avec la filière Bachelor en Travail social de la HESTS seront également facilitées.Les formations ES en Education de l’enfance et en Maîtrise socioprofessionnelle offertes par la HESTS sont ainsi parfaitement adaptées aux besoins actuels du marché du travail et deviennent plus attractives pour des étudiant·e·s aux profils variés.

En ligne avec les besoins de demain

Nouvelles approches éducatives et digitales, défis énergétiques et création de nombreux partenariats stratégiques dans un contexte sanitaire difficile, l’année 2021 n’aura pas été de tout repos, mais néanmoins riche en enseignements.La majorité d’entre nous partageons un même constat, la satisfaction de laisser l’année 2021 derrière nous. Avancer pas après pas dans nos occupations professionnelles, nos vies personnelles et familiales dans un contexte aussi instable que celui de la crise sanitaire du COVID-19 laissera des traces. Mais ces marques, comme un héritage, sont les vecteurs d’un enseignement fertile.Dans des contextes aussi imprévisibles, vous et moi sommes encore capables de nous étonner. De voir le monde différemment. De nous questionner sur notre manière de fonctionner. De travailler. Sur notre rapport aux autres. Dans ces situations extraordinaires émergent des idées disruptives, des partenariats qui ont et font du sens, des approches pédagogiques surprenantes et surtout, des visions communes.A travers des projets de recherche aussi vastes que prometteurs, la HES-SO Valais-Wallis a su tirer son épingle du jeu. Vous le découvrirez lors de la lecture de ce rapport annuel, notre institution s’est adaptée à la réalité de nos partenaires de terrain pour grandir et former nos étudiant·e∙s aux défis qui nous attendent toutes et tous. InnoSuisse, l’Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation, a apporté sa confiance à notre institution en lui accordant la coordination de 5 « flagships », des programmes ambitieux qui entendent répondre à des défis actuels ou futurs ne pouvant être résolus que par un travail collaboratif. Ce dernier se trouve également au cœur de la création du nouvel axe interdisciplinaire « Transformation digitale », qui n’est autre qu’une large collaboration entre tous les instituts de recherche appliquée de notre institution pour développer des solutions adaptées à la complexité de notre société.La force hydraulique appartient à l’ADN de notre région depuis plusieurs générations et la création du nouveau Hydro Alps Lab dynamise les réflexions et la recherche sur l’avenir de cette énergie renouvelable. Mais nos Hautes Ecoles ont également su sortir des sentiers battus lorsque cela s’est avéré nécessaire. L’extension des programmes de formation Team Academy au travail social et à l’informatique de gestion s’inscrit dans cette dynamique, tout comme l’accès facilité des réfugié·e·s aux études supérieures avec le projet-pilote « Road to social Work ».Dans cet esprit tourné vers l’avenir malgré les difficultés du présent, je m’associe à toute la Direction générale et vous remercie sincèrement de votre coopération et votre engagement tout au long de cette année si particulière.Rapport annuel 2021