HES-SO Valais-Wallis - Haute Ecole de Santé – HEdS





Actualités

Le CAS en Développement Organisationnel, comment mieux appréhender des théories et concepts de manière pragmatique

Interview de Monsieur Samuel Pasquier, Alumni du CAS en Développement Organisationnel

Il travaille pour une société de services informatiques et réseaux pour les entreprises (B2B), dont il est Sr. Directeur « Business Operations » et membre du comité de direction de l’entité Suisse.

Qu’est-ce qui vous a motivé à suivre ce CAS en développement organisationnel ?

En 2021, j’étais le Chief Operating Officer (COO) d’une start-up en intelligence artificielle. Nous cherchions à adapter notre modèle organisationnel pour mieux interfacer avec les équipes du groupe, tout en gardant une dextérité de start-up. A l’époque mes équipes parlaient de « Teal Management » ou d’organisations « opale ». Je me suis intéressé au sujet et surtout à remettre l’individu au centre des projets de changement que sont les intégrations. A la suite d’une présentation de Sibylle Heunert Doulfakar lors d’un Webinar de la CCIFS (Chambre de Commerce et d'industrie France-Suisse), je me suis dit que le CAS DO pouvait apporter les outils à cet accompagnement.

En quoi cette formation est-elle une plus-value pour mon entreprise et pour moi comme personne ?

Cette formation offre énormément d’outils qui peuvent s’adapter à plusieurs environnements. En effet, mon rôle a changé quelque temps après le début de la formation et un nouveau défi s’est dressé devant moi : comment accompagner l’automatisation des tâches au sein de ma société. L’approche curative s’est révélée comme une très bonne solution avec l’engagement des équipes dans le processus de développement. Ce projet est en bonne voie et le fait d’accompagner les équipes sur la durée a un impact positif.

Quels sont les contenus qui vous ont été les plus pertinents ?

 Il y a beaucoup d’outils à disposition. Ceux que j’ai trouvés les plus pertinents pour moi ont été les 9 éléments pour construire une base de sécurité, le diagnostic d’efficience d’équipe, l’Article ou l’Award, les outils de sociométrie, le diagnostic delta ou le design d’intervention. Et puis, il y a les concepts tels que le développement des organisations ou le sentiment de cohérence qui m’ont accompagnés pendant le projet que je menais.

Il y a aussi le processus U (U-Lab d'Otto Scharmer) qui m’intéresse beaucoup personnellement. J’ai eu l’occasion de faire un mini U-Lab lors de la formation et je pense que j’aimerais l’utiliser à plus grande échelle dans le futur. Cela peut avoir beaucoup de bénéfices pour ma société actuelle.

Quel est le message que vous souhaiteriez faire passer à de futur·e·s participant·e·s pour cette formation ?

Osez ! Je pense que la remise en question de nos modèles organisationnels, de notre mesure de la performance et l’accompagnement de la nouvelle génération sont des enjeux majeurs pour la pérennisation des entreprises. Cette formation permet aux participant·e·s de mieux appréhender des théories et concepts en développement de manière pragmatique au travers d’exercices et d’échanges avec des professionnels aguerris. Elle ouvre le champ des possibles.

Vous souhaitez participer au CAS en Développement Organisationnel, nous attendons avec impatience votre inscription.

La Nursing Team Academy

Nouveau paradigme d'apprentissage en soins infirmiers

Au départ, ils étaient 15. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 8 étudiant∙e∙s en deuxième année du programme Nursing Team Academy. Loin de remettre en question les fondements de ce nouveau paradigme d’apprentissage, ce chiffre confirme qu’il n’est pas donné à tout le monde de s’émanciper du cadre académique traditionnel.

Pour rappel, la Nursing Team Academy est ce parcours de formation différent lancé en 2019 par la Haute Ecole de Santé, qui propose aux étudiant∙e∙s de se former en soins infirmiers d’une manière innovante, centrée sur le « learning by doing ». Traditionnellement assigné·e·s à des rôles passifs, les étudiant·e·s passent maîtres de leur formation. L’approche, unique en Suisse, met de côté l’enseignement généraliste pour laisser la place aux aspirations de chacun∙e.Leader in progress

Si le concept séduit par son aspect novateur, force est d’admettre que dans la pratique, certain∙e∙s étudiant∙e∙s peuvent se perdre dans la liberté qui leur est laissée. « Au début, la discipline et l’organisation (personnelle ou collective) ne sont pas faciles à mettre en place. Elles s’acquièrent tout au long du cursus. » explique Sébastien Gauye, teamster* en 2ème année.

Les étudiant∙e∙s développent ainsi l’autonomie sans pour autant être livré∙e∙s à eux∙elles-mêmes. Des « coaches » sont à disposition pour les accompagner dans leurs projets, leur enseigner les habiletés cliniques et faire le lien avec les milieux de pratique. A ce jour, une dizaine d’établissements en soins ont déjà accueilli des teamsters en stage. Tous semblent s’accorder sur la grande maturité et la réflexivité dont font preuve ces étudiant∙e∙s. Aurélien Chion, infirmier indépendant et praticien formateur à la SUVA, en est convaincu : « Lors de l’évaluation du stage, ma collègue et moi-même qui suivions deux teamsters, avons fait le même constat. Ces étudiant∙e∙s étaient clairement en avance par rapport à nos attentes en termes d’autonomie, de questionnement professionnel, de réflexivité et d’innovation. Nous leur avons soumis des situations difficiles pour tester leur leadership et cette notion même était déjà très développée en fin de première année ! ».

Etudiant∙e voire plus

C’est peut-être là où réside la plus grande difficulté. Trouver la limite entre la posture réflexive, l’esprit d’initiative et la prise de position attendus de la part de l’étudiant∙e et son statut d’étudiant∙e en stage pour apprendre... Catherine Poidevin-Girard, directrice du Foyer Les Acacias à Martigny, a vécu une première expérience très confrontante avec une teamster qui n’a pas su trouver sa place au milieu des soignant∙e∙s. « On nous a bien sûr expliqué les principes de la formation. Mais dans le concret, sur le terrain, nous ne savions pas trop comment adapter notre accompagnement. Nous avons eu quelques difficultés à poser certaines limites. Et puis nous avons fait un point de situation avec les coaches où nous avons pu échanger avec d’autres institutions, partager nos expériences. Cela a permis de réajuster l’encadrement. »

Ensemble, c’est tout

Un autre point qui différencie la NTA du cursus classique est incontestablement la dynamique collective dans laquelle évoluent les teamsters. Bien au-delà des travaux de groupe, les étudiant∙e∙s se rassemblent, discutent, mangent, se motivent et se soutiennent, jusqu’à former une sorte de « communauté NTA ». « Plus qu’une formation, la NTA est devenue une véritable école de vie pour moi. » s’enthousiasme Sébastien Gauye. Une approche socio-constructiviste qui peut expliquer certaines tensions, lorsqu’il s’agit de sortir de cette bulle pour, par exemple, entreprendre un stage dans une institution.

L’avenir des soins entre leurs mains

Quoi qu’il en soit, en à peine deux ans, les teamsters ont déjà fait leurs preuves sur le terrain. Pour Catherine Poidevin-Girard : « Ces étudiant∙e∙s peuvent vraiment devenir des leaders et faire bouger les lignes. Dans les soins, c’est parfois difficile de faire changer les choses ancrées dans les institutions depuis longtemps. Les teamsters apportent des solutions nouvelles par rapport à la gestion de projet et leurs compétences personnelles. Je suis convaincue qu’ils·elles pourront apporter des arguments forts en vertu du changement. ». Aurélien Chion confirme à son tour : « Il y a sûrement plus d’abandons au début. Pour les jeunes qui sortent d’un cursus ultra-scolarisé, ponctué d’évaluations régulières, qui ont été formatés… évidemment, ça semble plus compliqué. Ils ont besoin de ce cadre. Selon moi c’est ce changement de paradigme qui induit un gros décrochage au début. Mais les étudiant∙e∙s qui sortiront de la Nursing Team Academy seront des infirmier∙ère∙s avec un raisonnement clinique hors norme. Honnêtement, je les vois à tous les postes ; ils·elles pourront et sauront s’adapter partout ! ».

Ils sont 8 aujourd’hui. 8 futurs leaders, au sens clinique du terme, qui ont le mérite d’avoir ouvert la voie à l’innovation dans la formation en soins infirmiers.« Actuellement, nous sommes des pionniers·ères de la NTA. Il peut donc arriver que nous soyons mal compris·e·s dans l’expression de cette formation. Mais finalement, c’est ça, être pionniers·ères ! » conclut Stéphane Roessli, teamster en 2èmeannée.

> Brochure Nursing Team Academy

> Informations détaillées de la formation

La concept en vidéo

*Teamster : terme désignant les étudiant-e-s qui suivent un parcours Team Academy à la HES-SO Valais-Wallis (Nursing Team Academy, Digital Team Academy, Social Team Academy, Business Team Academy).

slowUp : la filière Soins infirmiers mobilisée à Grône

Santé

A l’occasion de la journée dédiée à la mobilité douce, les étudiant·e·s du Bachelor Soins infirmiers de la Haute Ecole de Santé étaient présent·e·s au slowUp Valais 2022. 

En date du 31 juillet 2022, le sport, la santé et la convivialité étaient à l’honneur lors de cet évènement. Trois étudiantes en Soins infirmiers, dont deux de la Nursing Team Academy ont eu l’opportunité d'échanger avec les nombreuses personnes de passage dans l’aire d’animation de Grône.

Epilepsim

Parmi les activités présentes sur le stand de la Haute Ecole de Santé, les participant·e·s ont notamment pu tester un prototype du jeu sérieux, Epilepsim qui vise à comprendre le rythme de vie d’un·e adolescent·e atteint d’épilepsie.

A l’heure actuelle, ce serious game, gagnant d’un prix lors du Défi Source 2021, est en cours de développement par des étudiant·e·s de la HES-SO Valais-Wallis, de la Nursing Team Academy et Business Team Academy. 

Découverte du corps humain

Des modèles anatomiques du corps humain ont permis à un public de tout âge de tester ses connaissances. Durant cette animation, nos étudiant·e·s en Soins infirmiers ont délivré de nombreux messages de promotion et de prévention de la santé. 

Des collaboratrices et collaborateurs de la Haute Ecole de Santé, présent·e·s sur le stand ont fourni des informations concernant les services et les prestations offertes par l’institution académique.

Agir en interne dans son entreprise sans avoir à faire appel à des externes

Comment accompagner nos organisations de travail dans des phases de transitions délicates et souvent tendues, tout en garantissant un environnement sain et constructif ? 

C’est ce à quoi répond le CAS en Développement Organisationnel auquel a participé Valentine Clerc. Découvrez son expérience !

Interview avec Valentine Clerc, alumni du CAS en Développement Organisationnel

Dans quelle entreprise/institution travaillez-vous et quelle est votre fonction ?

Je suis responsable de l’unité des Ressources Humaines aux MBC transports de la région Morges Bière Cossonay SA.  

Qu’est-ce qui vous a motivé à suivre ce CAS en développement organisationnel ?

Active depuis de nombreuses années dans les ressources humaines, je constatais que je manquais de compétences afin d’accompagner les changements dans mon entreprise. Ayant déjà une formation de médiatrice, je pouvais accompagner les situations de conflits interpersonnelles avec certains de ces outils. Malgré tout, il restait des situations que je n’arrivais pas à dénouer, car elle touchait l’organisation de l’entreprise et je ne savais pas comment les aborder. Il m’est apparu important de compléter mes compétences dans ce domaine après avoir vu des professionnels externes à l’œuvre.  

En quoi cette formation est-elle une plus-value pour votre entreprise ?

Maintenant, je peux intervenir dans une majorité de situations en interne de mon entreprise sans avoir à faire appel à des externes. J’ai des outils qui me sont utiles ainsi qu’un réseau de professionnel et de paires en cas de besoin.  

Quels sont les outils qui vous ont été les plus pertinents ?

Les divers outils/questionnaires de diagnostics ainsi que les références de livres du domaine, sont les outils les plus pertinents.

Quel est le message que vous souhaiteriez faire passer à de futur-e-s participant-e-s pour cette formation ?

Je conseille cette formation à toutes les personnes actives dans les ressources humaines. Cette formation permet d’apporter un meilleur conseil aux managers que vous accompagnez en entreprise. De plus, elle apporte un regard sur soi-même utile pour son évolution personnelle et professionnelle.   

Présentation du CAS DO module 2 par Edoardo Ghidelli, intervenant et formateur

De nombreux outils et méthodes, organisés selon les 7 processus de développement de Trigon seront étudiés lors du Module 2.

Vous allez les appliquer dans votre propre projet et échanger vos expériences dans le cadre d’un sous-groupe d’intervision.

La question de la contractualisation et du design d’intervention, soit comment planifier, communiquer et conduire un projet de DO sera également abordée.

En outre, vous apprendrez à considérer un dysfonctionnement ou une tension comme une source de développement, grâce l’approche hypno-systémique et orientée solution.

GLA:D – un programme de mouvement efficace pour les maux de dos et l’arthrose

Moins de douleurs, une meilleure mobilité au quotidien et une meilleure qualité de vie : le programme GLA:D est extrêmement efficace pour l’arthrose de hanche ou de genou et nouvellement aussi pour les maux de dos, comme le montre le rapport annuel 2021 de la communauté d’intérêt GLA:D Suisse. 

Avec des exercices ciblés et de l’autogestion des troubles physiques : le programme GLA:D (Good Life with Osteoarthritis in Denmark) aide les personnes atteintes d’arthrose du genou ou de la hanche ainsi que celles souffrant de maux de dos, à retrouver une meilleure qualité de vie. Comme le montre le rapport annuel 2021 de la communauté d’intérêt GLA:D, les deux programmes GLA:D sont extrêmement efficaces pour ces pathologies très répandues.

Réduction des douleurs durable, amélioration de la qualité de vie

L’analyse des données montre, à la fin du programme GLA:D « Arthrose », chez près de 1'200 participant.e.s, une réduction significative des douleurs – 27% lors d’arthrose du genou et 25% lors d’arthrose de la hanche. En conséquence, la consommation d’anti-douleurs a diminué jusqu’à 25%. La capacité fonctionnelle dans les activités quotidiennes a augmenté jusqu’à 16%. Tous ces facteurs ont contribué à une nette amélioration de la qualité de vie chez les participant·e·s : 24% chez les personnes souffrant d’arthrose du genou et 16% chez celles souffrant d’arthrose de la hanche. L’effet bénéfique est maintenu aussi sur la durée. Même après une année, les douleurs, la capacité de marche et la qualité de vie étaient substantiellement améliorées, ce qui laisse supposer, que les participant.e.s possèdent les compétences suffisantes pour gérer de manière autonome leur problème de genou ou de hanche. 

Le plaisir de bouger et moins de jours de congé maladie

Aussi les premiers résultats des 40 participant·e·s en 2021 au programme pour le dos sont prometteurs : leurs douleurs ont diminué de 22%, leur capacité fonctionnelle s’est améliorée de 8%. À la fin du programme, un bon cinquième des participant·e·s craignait moins les activités physiques et le nombre de jours de congé maladie a fortement baissé de six à un seul jour en l’espace de trois mois. 

Autogestion et contrôle de la qualité

Que les personnes atteintes puissent gérer de manière autonome leurs douleurs grâce à la compréhension nouvellement acquise sur l’arthrose ou les maux de dos et grâce à de nouvelles compétences est un facteur de réussite essentiel. Les programmes GLA:D sont basés sur des lignes directrices cliniques internationales et responsabilisent les personnes à gérer elles-mêmes leurs troubles. Afin de vérifier l’effet du programme, les participant·e·s évaluent des facteurs tels que les douleurs et la qualité de vie et effectuent divers tests de performance avant et après la participation au programme. Les résultats sont conservés dans un registre de données national et sont disponibles pour des rapports individuels montrant les progrès et, sous forme anonymisée, pour le contrôle de la qualité.

Beaucoup d’intérêt auprès des personnes concernées et des thérapeutes

Le programme rencontre un grand succès : de 2019 à 2021, les données de plus de 2'000 participant·e·s avec de l’arthrose de genou ou de hanche ont été saisies dans le registre national. Durant la même période, environ 650 physiothérapeutes ont suivi pendant deux jours le cours de certification GLAD « Arthrose ». Pour le programme pour le dos, 212 professionnel·le·s ont été certifié·e·s la première année. Entre temps, GLA:D est offert dans environ 200 cliniques et cabinets en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein.

À propos de GLA:D

GLA:D pour l’arthrose a été développé à l’Université du Danemark du Sud et introduit au Danemark en 2013. Dès 2015, le programme a aussi été implémenté dans d’autres pays comme au Canada, en Australie, en Chine, en Nouvelle-Zélande, en Autriche, en Allemagne et en Suisse. Depuis son introduction, environ 6'000 physiothérapeutes ont été certifié·e·s et environ 90'000 personnes avec de l’arthrose de hanche et/ou de genou ont entretemps suivi le programme dans le monde entier. En Suisse, la communauté d’intérêt GLA:D Suisse a lancé le programme en 2019, auquel s’est ajouté GLA:D pour le dos à l’été 2021. Celui-ci a aussi été développé à l’Université du Danemark du Sud et s’adresse aux personnes souffrant de maux de dos chroniques ou récidivants. 

À propos de GLA:D Suisse

La Haute École Zurichoise des sciences appliquées (ZHAW, la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), l’Université des sciences appliquées et des arts de la Suisse italienne (SUPSI), la Ligue suisse contre le rhumatisme, l’Association Suisse de Physiothérapie du sport et l’Association suisse de physiothérapie Musculosquelettique Orthopédique (SVOMP). 

Contacts

Sophie Carrard, Cheffe de Projet GLAD Suisse Romande, Institut Santé, HES-SO Valais-Wallis, Tél. 058 606 88 18, e-mail sophie.carrard@hevs.ch 

Informations supplémentaires

GLA:D Suisse Arthrose – Rapport annuel 2021

GLA:D Suisse

Des investissements durables pour la formation tertiaire et la recherche

Un enseignement et une recherche d’excellence vont de pair avec une infrastructure de qualité. Avec des investissements qui ont débuté il y a vingt ans déjà sur le site de Bellevue à Sierre, le Canton du Valais poursuit sa politique de développement et d’amélioration des équipements et bâtiments accueillant les différents domaines de la HES-SO Valais-Wallis. Il met ainsi en œuvre une politique d’exemplarité, en particulier énergétique, sur tous les bâtiments publics ou subventionnés comme autant d’engagements concrets en matière de développement durable.

Sur le campus de Sierre, ce sont les Hautes Ecoles de Gestion et de Travail Social qui ont bénéficié de l’investissement précurseur de l’Etat. Demain, ce sera l’EDHEA avec un projet concernant aussi les filières du secondaire II. A Loèche-les-Bains, le Canton a financé à hauteur de 6.6 millions de francs, sur un total de 9.8 millions de francs, la construction du Campus de la Haute Ecole de Santé pour sa filière Physiothérapie en rénovant l’ancienne clinique de réadaptation de la station thermale. A Sion, les investissements bénéficient à la Haute Ecole d’Ingénierie qui a rejoint le Campus Energypolis comprenant aussi l’EPFL Valais Wallis et le Swiss Innovation Park. Ils se poursuivent avec le démarrage du futur Pôle santé pour les Hautes Ecoles de Santé et de Travail Social comprenant aussi l’espace SpArk qui sera dédié aux développements dans le domaine de la performance sportive notamment.

Campus Energypolis à Sion

Tous ces investissements ont été et sont réalisés autour de véritables écosystèmes complets « Formation – Recherche – Innnovation – Transfert de technologies » avec des impacts attendus en termes de croissance, d’emplois hautement qualifiés et de développement économique, social et culturel de notre Canton.

Les chantiers de la HES-SO Valais-Wallis terminés en 2021 (Campus Physiothérapie à Loèche-les-Bains et installation sur le Campus Energypolis à Sion) représentent un investissement de près de 190 millions francs dont 127 millions financés par l’Etat du Valais, 44 millions financés par la Confédération et 19 millions par les communes sièges.

Campus Physiothérapie à Loèche-les-Bains

Avec une population estudiantine qui n’a cessé d’augmenter à la HES-SO Valais-Wallis ces dernières années passant de 2'502 à 2’875 étudiant·e·s entre 2015 et 2021 et une activité de recherche et de transfert de technologies qui a généré un volume financier des instituts de la HES-SO Valais-Wallis de plus de 46 millions de francs en 2021, le Canton investit durablement pour la formation tertiaire et la recherche. Ils permettront à coup sûr de poursuivre dans la voie d’un Valais, terre de formation et d’innovation.

Christophe Darbellay, Chef du Département de l'économie et de la formation (DEF) du Canton du Valais

Lettre ouverte au Conseil fédéral – La Suisse doit être dans Horizon Europe !

Mesdames les Conseillères fédérales, Messieurs les Conseillers fédéraux,

Vous le savez mieux que personne, la prospérité et le rayonnement de la Suisse se fondent sur la qualité de son économie et de ses institutions. Ces éléments dépendent intimement de la « matière grise », dont l’adage dit qu’elle est la seule ressource naturelle du pays. Ainsi, notre pays a su développer un système de formation de haut niveau et des instituts de recherche de pointe. Ces atouts, combinés à un savoir-faire ancestral et à une culture de la stabilité et du consensus, permettent à notre société de performer dans de nombreux domaines et d’offrir une qualité de vie élevée à la population.

Cependant, si le potentiel d’un système économique fondé sur la connaissance est immense, sa fragilité l’est hélas tout autant. Un tel modèle doit se fonder sur une innovation constante, une capacité à se projeter dans des modes nouveaux, une aptitude à affronter la concurrence, une curiosité toujours renouvelée. La Suisse est parfaitement à même de relever ces défis, ce que démontre son statut d’économie la plus innovante pour la onzième année de suite. Encore faut-il lui en donner les moyens. C’est cet enjeu qui est au coeur de la préoccupation profonde que nos gouvernements partagent sur le dossier Horizon Europe.

Horizon Europe est le programme-cadre pour la recherche de l’Union européenne pour les années 2021-2027, doté de près de 100 milliards d’euros. La Suisse a participé aux précédents programmes, avec des gains extraordinaires. Ainsi, les institutions helvétiques ont perçu quelques 2,1 milliards d’euros lors du précédent programme, Horizon 2020. Cette participation a permis la création de nombreuses entreprises et d’emplois dans notre pays, ainsi que le dépôt de multiples brevets. Au-delà de ces éléments financiers et matériels, l’association à ces programmes de recherche permet aux hautes écoles suisses de collaborer avec des instituts de toute l’Europe. Cette dimension est essentielle pour la circulation du savoir et, très concrètement, pour attirer à nous les meilleurs talents.

Aujourd’hui, l’association à Horizon Europe est une perspective clairement menacée. Votre décision de renoncer à conclure l’accord institutionnel avec l’UE a conduit la Commission européenne à rejeter – comme elle l’avait annoncé – toute conclusion d’un nouveau partenariat avec la Suisse tant que cette question n’est pas réglée. Le programme-cadre sur la recherche, qui a la particularité d’être renégocié de cycles en cycles, en est malheureusement la première victime, comme cela a déjà été le cas en 2014 suite à l’acceptation de l’initiative « contre l’immigration de masse ».

A l’heure actuelle, la Suisse est considérée comme un pays tiers dans ce programme et est ainsi contrainte de renoncer à de nombreux avantages, notamment en matière de retour sur investissement et de coordination des grands projets. Les mesures palliatives mises en place par la Confédération, si elles peuvent partiellement couvrir le manque à gagner financier, ne compensent en aucun cas la perte de réseau et de prestige qui réside dans l’association au programme. Un rapport récemment publié par la HES-SO (disponible à l’adresse www.hes-so.ch) démontre de façon évidente les conséquences de cette non-association. Un récent rapport du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) confirme cette claire tendance.

Le temps presse. Si le processus d’association ne démarre pas d’ici à la fin de l’année, il paraît acquis que la Suisse conservera son statut de pays tiers jusqu’à 2027. Cela signifierait un recul massif et de longue durée pour la recherche en Suisse, et par corollaire de la capacité d’innovation de notre pays. A terme, c’est l’ensemble de l’économie et de la société helvétiques qui en pâtiront. Il vous appartient, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil fédéral, de trouver la clé d’une relation nouvelle et apaisée avec l’Union européenne qui permette aux hautes écoles suisses de poursuivre leur contribution décisive à la prospérité nationale. Nous vous en adressons l’appel solennel.

Avec nos respectueuses salutations

Pour les collectivités responsables des hautes écoles de Suisse occidentale :

Cesla Amarelle (VD), Crystel Graf (NE), Anne Emery-Torracinta (GE), Christine Häsler (BE), Olivier Curty (FR), Christophe Darbellay (VS), Martial Courtet (JU)