HES⁠-⁠SO Valais-Wallis - Ecole de design et haute école d'art – EDHEA




Actualités

Nouvelle responsable de la filière Arts visuels

A la suite d’un concours et sur proposition du comité de sélection, la Direction générale de la HES-SO Valais-Wallis a procédé à la nomination de Madame Valérie Félix au poste de responsable de la filière Arts Visuels.

Historienne de l’art, artiste, chercheuse, enseignante et curatrice, Valérie Félix s’est spécialisée en arts et cultures numériques. Après une première formation en photographie au CEPV, Ecole d’Arts Appliqués de Vevey, elle finalise un Bachelor ainsi qu’un Master en histoire de l’art à Université de Montréal. Elle réalise actuellement un doctorat sur la question des algorithmes. Plusieurs bourses et prix ont ponctué son parcours académique.

Valérie Félix enseigne depuis 2019 le cours Arts et Cultures Numériques aux étudiant·e·s Bachelor de l’EDHEA, et fut nommée chargée de cours en 2021. Elle conduit en parallèle des projets de recherche au sein de la HES-SO Valais-Wallis pour l’IRAV - Institut de Recherche en Arts Visuels -, et la structure transdisciplinaire Indiscipliné?. Au-delà de ses activités d’enseignement, qu’elle mène ou a menées dans d’autres écoles de Suisse romande, Valérie Félix est initiatrice, manager et commissaire de la plateforme de recherche collaborative Code/Art Research Program. Elle assure régulièrement le commissariat d’expositions se tenant en Suisse ou en ligne, a œuvré en tant que manager de la XRésidence artistique au World XR Forum de Crans-Montana, et est régulièrement invitée à tenir des conférences ainsi qu’à animer des Masters class et workshops en Suisse comme à l’étranger. 

Valérie Félix prendra ses fonctions de responsable de la filière Arts visuels de l’EDHEA le 1er janvier 2023. Elle succédera à Federica Martini qui a pris la responsabilité du Master CCC à la HEAD - Genève. La Direction générale de la HES-SO Valais-Wallis profite de cette occasion pour remercier Mme Martini pour son engagement au sein de l’EDHEA depuis 2009. 

Une oeuvre monumentale tricotée en direct à la Foire du Valais !

Mathias Forbach, enseignant à l’EDHEA, a réalisé l’œuvre qui sera exposée à l’Espace Innothèque de la prochaine Foire du Valais

Pour la première fois, une œuvre d’art monumentale d’environ 20 mètres carrés sera tricotée en direct et exposée sur le nouvel Espace Innothèque de la prochaine Foire du Valais. Le but du projet est de valoriser les compétences valaisannes et de faire un pont entre l’art, la technologie, la formation et l’innovation. Créée en partenariat avec la Fondation The Ark, cette œuvre d’art grand format sera réalisée à partir du travail de Mathias Forbach – alias Fichtre - enseignant à l’Ecole de design et haute école d’art du Valais (EDHEA). Elle sera tricotée par une machine fabriquée par la PME Steiger à Vionnaz. L’œuvre, qui aura pour thème l’innovation, se dévoilera petit à petit, jour après jour, aux visiteurs de la Foire du Valais.  

Ce projet unique allie art, technologie, innovation et formation. Il souhaite montrer au grand public des facettes du Valais encore méconnues : les compétences artistiques et de design ainsi que le savoir-faire technologique et industriel. C’était dès lors une évidence pour The Ark (la Fondation pour l’innovation en Valais), d’accompagner et de soutenir activement cette initiative. Grâce à la visibilité offerte par la Foire du Valais, le projet touchera un large panel de personnes.

Œuvre finale dévoilée le dernier jour de la Foire du Valais  

« Je suis émerveillé par le niveau de détail et de personnalisation que la machine à tricoter de Steiger permet. La matière tricotée, à base de polyamide, est également très intéressante d’un point de vue artistique », précise l’artiste Mathias Forbach, qui a déjà réalisé des œuvres pour la compagnie Swiss ou la marque de chaussure Camper. Son œuvre, qui illustrera sa vision de l’innovation, sera exposée à l’entrée de l’Espace Innothèque. Elle fera au total 7,5 mètres de largeur par 2,5 mètres de hauteur. Chaque jour, la machine high-tech de Steiger réalisera un dixième du tableau final. Le soir venu, la bande tricotée durant la journée sera hissée et exposée au public, jusqu’à former, à l’ultime jour de la Foire du Valais, l’œuvre complète.

« Voir l’œuvre de l’un de nos enseignants produite par une haute technologie valaisanne et présentée en grand à la Foire du Valais est une fierté particulière pour notre école. C’est une source d’inspiration pour nos élèves, nos étudiantes et étudiants, et cela permet surtout de montrer les différentes applications possibles du design et de l’art », précise Jean-Paul Felley, directeur de l’EDHEA.

Une personnalisation ultime pour le tricotage

L’œuvre sera tricotée sur une machine de type « Libra », développée et fabriquée par l’entreprise Steiger à Vionnaz. « Ce que l’on veut démontrer, ce sont les possibilités offertes par notre technologie. Nous sommes capables de faire, notamment pour le domaine médical, des pansements de compression sur mesure pour grands brûlés. C’est la première fois que notre machine servira à réaliser une œuvre d’art complète et nous nous réjouissons de voir le résultat final », souligne Pierre-Yves Bonvin, directeur de Steiger.

Ce projet devrait avoir un réel impact sur les visiteurs de la Foire du Valais. Il les invitera à laisser aller leur imagination sur l'interprétation du sujet de l'innovation, si cher à la Fondation The Ark et aux entreprises présentes sur l’Espace Innothèque, nouvel écrin de l’innovation à la Foire.

Véritable démonstrateur des savoir-faire valaisans, cette œuvre est appelée à connaître une vie après le temps de la Foire du Valais. Elle sera exposée dans d’autres cadres, mais également digitalisée, afin que chacun puisse la découvrir dans le détail et apprécier la finesse du dessin et du tricotage.

Exemple de tricotage personnalisé réalisé sur une machine de Steiger

Des portraits et des coloriages pour enfants

Durant toute la Foire du Valais, la machine de Steiger tricotera également d’autres éléments personnalisés, notamment des bannières pour entreprises. Elle produira également des coloriages pour les enfants. Un grand concours permettra à dix visiteurs de remporter le portrait de leur choix tricoté.

Rendu possible par la Fondation The Ark, ce projet un peu fou a été initié par les partenaires de l’Espace Innothèque. Sur place, outre l’œuvre présentée ci-desssus, une douzaine d’entreprises innovantes exposeront leurs machines, robots et produits. Des démonstrations et des conférences y auront lieu tous les jours.

Contact 

Cédric Luisier, Fondation The Ark, cedric.luisier@cimark.ch 079 201 74 30

*Une visite guidée de l’Espace Innothèque et une rencontre avec les initiateurs du projet sont possibles durant toute la Foire du Valais

Rentrée académique 2022–2023

> Dossier de presse - Rentrée 2022-23 (pdf) 

Pour la première fois depuis trois ans, cette rentrée 2022-2023 se déroulera sans mesures sanitaires particulières si ce n’est le maintien des bonnes pratiques mises en place. Distributeurs à gel hydroalcoolique, aération régulière des salles et efforts de digitalisation sont autant de mesures qui s’inscrivent désormais durablement dans le quotidien des étudiant·e·s et collaborateur·trice·s de la HES-SO Valais-Wallis. Ce retour à la normale est une excellente nouvelle pour le corps estudiantin et le corps professoral qui vont pouvoir retrouver une proximité bénéfique à l’apprentissage et facteur de succès de la HES-SO.

En tant qu’institution de formation et de recherche, le rôle premier de la HES-SO Valais-Wallis est de faire appel à la recherche pour analyser des situations et des problématiques afin d’apporter des solutions pragmatiques. Comme charité bien ordonnée commence par soi-même, une équipe de chercheurs et chercheuses au sein de la HES-SO Valais-Wallis a donc été mandatée afin d’analyser la gestion de crise COVID au sein de l’institution. Les résultats permettront de tirer les enseignements de la gestion de la pandémie et d’améliorer les processus lors d’éventuelles crises ultérieures.

Cette année académique 2022-2023 sera marquée par de nouveaux enjeux résultant du conflit en Ukraine comme la pénurie d’énergie. L’institution a composé un groupe de travail afin de définir un plan d’action permettant d’assurer la sécurité des personnes, des infrastructures et de l’environnement ainsi que la continuité des activités en cas de coupures d’électricité. Des mesures d’économie d’énergie sont également entreprises comme par exemple l’abaissement de la température de chauffe des bâtiments, l’extinction des enseignes lumineuses et l’optimisation de la consommation des divers équipements.

Au-delà de ces nouveaux enjeux, la HES-SO Valais-Wallis va poursuivre ses efforts dans la prévention en sécurité informatique, la mise à jour des plans d’études cadres, l’adaptation de son organisation, le développement d’une politique de relève adéquate, ainsi que la mise sur pied de nouvelles infrastructures.

Dossier de presse - Rentrée 2022-23

Reportages sur Canal 9

«Les étudiant·e·s n’avaient plus la flamme»

L'INVITÉ DE LA RÉDACTION - Tigre de papier est un centre de consultation pour le bien-être au travail, dont le but est d’épauler des personnes ou des entreprises dans des problématiques liées à la souffrance au travail. Depuis 2019, il collabore avec la HES-SO Valais-Wallis afin de soutenir les étudiant·e·s en difficultés : harcèlement moral, sexuel, épuisement, surmenage, difficultés financières, etc. Ce service est externe à l’Ecole, gratuit et confidentiel pour tous·tes nos étudiant·e·s. Sa fondatrice Florence Moos, assistante sociale, revient sur le rôle que joue ce service et sur les défis soulevés par le COVID.

Quelles sont les raisons principales pour lesquelles les étudiant·e·s vous contactent ?

Les difficultés financières constituent les premières raisons de consultation. Ensuite, viennent les difficultés personnelles gênant le déroulement du cursus académique. Puis, on retrouve les difficultés relationnelles, d’ordre privé et professionnel, sur les lieux de stage principalement. Enfin, il y a les difficultés scolaires, telles que la gestion des échecs ou les problèmes empêchant le suivi des cours, et administratives, qui sont principalement liées à des démarches : demandes de bourse, subsides, gestion des frais médicaux, etc. Souvent, toutes ces problématiques impliquent une démarche administrative, particulièrement les difficultés financières.

Comment ont évolué ces difficultés avec le COVID?

Les problématiques sont similaires depuis ces trois dernières années, mais j’ai pu faire une distinction entre les difficultés financières d’avant la pandémie et celles dues au COVID. J’ai évidemment vu des particularités liées à la pandémie, notamment lorsque l’Ecole a ouvert un fonds pour aider les étudiant·e·s en mai 2020. Il y a alors eu un pic de demandes, engendrant un suivi plus spécifique. Une chose qui a aussi été assez terrible, c’est le nombre d’étudiant·e·s qui ont perdu leur job dans les bars, restaurants, etc. et qui ne pouvaient plus financer leurs études.

Qu’est-ce qui vous a frappé chez des étudiant·e·s durant les périodes de confinement ?

À l’occasion de la semaine de la santé mentale, les étudiant·e·s en Travail social avaient organisé des présentations à distance auxquelles j’ai participé. J’avais par le passé pu intervenir dans des cours en présentiel pour partager mon expérience d’assistante sociale indépendante, et j’ai vraiment vu la différence lors de cette présentation en ligne. Les étudiant·e·s étaient comme éteint·e·s, il y avait très peu de participation, peu d’échanges… C’était comme s’il n’y avait plus de flamme.

Quelle est votre plus grande crainte par rapport à cette période de crise ?

J’ai entendu qu’il y a une certaine crainte des étudiant·e·s quant à la qualité du diplôme acquis. Le rapport entre le diplôme et son année de réussite. La peur qu’il y ait une association peu flatteuse qui impactera ensuite leur entrée sur le marché du travail.

La crise étant passée, avez-vous remarqué une amélioration de l’équilibre psychologique des étudiant·e·s ?

Lors du passage à distance j’ai remarqué une augmentation de l’anxiété concernant les questions opérationnelles de l’enseignement en ligne qui a demandé de grands efforts d’adaptation. Il y a ensuite eu un retour approximatif à la normalité, qui a de nouveau engendré une période d’instabilité et d’adaptation. J’ai eu un ou deux étudiant·e·s qui avaient des formes d’épuisement par rapport à ces tentatives d’adaptation. Même si évidement tout le monde est très content de retrouver la vie d’avant.

Ce qui est aussi très important, c'est d’avoir des lieux associés à ce que l’on fait. Durant le COVID une grande partie des étudiant·e·s ne sortaient plus de leur chambre. L’hygiène de vie était alors très impactée sans ces coupures naturelles. Les frontières entre la vie scolaire, professionnelle et privée sont devenues floues du fait de tout faire depuis chez soi. Depuis, on a retrouvé cet équilibre essentiel.

La nouvelle EDHEA se dessine

Interview de son directeur, Jean-Paul Felley

En 2021, la renommée de l’EDHEA n’est plus à faire. Celle qui a vu le jour en 1949 à Saxon grâce au peintre Fred Fay, n’a depuis cessé de se développer. A l’aube de son quatrième déménagement prévu pour 2025, l’Ecole aura évolué sur 3 sites différents et connu 3 appellations, passant de l’Ecole cantonale des beaux-arts du Valais à l’Ecole cantonale d’art du Valais (ECAV) en 1997 pour devenir l’EDHEA ou Ecole de design et haute école d’art en 2019.

Il y a tout juste trente ans, l’Ecole franchissait le cap des 100 étudiant∙e∙s. Aujourd’hui, elle en compte 240 et a atteint sa limite aussi bien en termes de capacité d’accueil que pour le déploiement de ses activités. La construction d’un nouveau bâtiment annoncé fin 2018 par le Conseil d’Etat valaisan est donc un bien nécessaire pour répondre aux besoins de l’Ecole, mais aussi et plus largement, pour le monde culturel valaisan.

En 2021, alors que le concours d’architecture pour la construction du nouveau campus vient d’être lancé, quelles sont les attentes de l’EDHEA vis-à-vis de ce projet ambitieux, destiné à faire rayonner son aura bien au-delà de nos montagnes ?         

Pour quelles raisons un déménagement apparaît comme essentiel aujourd’hui ?

Premièrement, nous sommes en totale saturation. Deuxièmement, les locaux de Sierre sont vétustes, même si le bâtiment principal possède un certain charme. Nous travaillons dans trois lieux éclatés dans Sierre : notre bâtiment principal à côté de l’Hôpital, un bâtiment secondaire à côté du Théâtre Les Halles (TLH), loué à la ville de Sierre, où se développent nos enseignements son-vidéo-photo, ainsi que les anciennes halles Usego également mises à disposition par la ville, qui sont prises d’assaut par les étudiant∙e∙s en quête d’espace pour y développer leurs projets créatifs.

Comment le projet architectural va-t-il investir ces halles ?

Ces halles sont classées au patrimoine industriel valaisan. Les bureaux d’architecture qui participent au concours devront donc intégrer cette donnée, tout en déployant leurs réflexions au-delà de ce périmètre. Il existe 7 Hautes Ecoles d’Art en Suisse ; toutes proposent aux étudiant∙e∙s des bâtiments transformés. L’EDHEA se doit donc d’être également à la hauteur de ses ambitions. Le futur campus de 9'000 m2 sera parfait pour accueillir des formations artistiques.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis du nouveau campus ?

Il y en a beaucoup. Pour commencer, il faut parvenir à réaliser une école qui fonctionnera au-delà de son inauguration. Ce n’est pas une école classique avec des salles de classes au sens premier du terme. Une école d’art et de design est toujours en mouvement. Elle doit pouvoir s’adapter aux changements, et non l’inverse. Dans 10 ans, on vise environ 350 étudiant∙e∙s. Il nous faut donc imaginer un bâtiment avec des possibilités d’évolution.    Bien évidemment, nous avons aussi des attentes en termes de durabilité. Nous tenons à pousser plus loin le principe de juste mettre des panneaux solaires sur le toit, en réfléchissant aux matériaux, la gestion des eaux, du chauffage et la qualité de vie à l’intérieur du bâtiment.

Je rêve d’une école ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les rythmes de travail et de vie sont différents dans une école d’art. Il faut que l’on puisse offrir cela à nos étudiant∙e∙s. Nous faisons beaucoup de brainstormings en interne pour comprendre les besoins, aussi bien des collègues que des étudiant∙e∙s. Il faut penser à la communication entre les services et avec l’externe. Construire une nouvelle école, c’est un moment unique, où l’on peut se permettre d’imaginer – et de concrétiser – un idéal.

Il ne faut pas oublier non plus que construire une école à Sierre, ce n’est pas la même chose que de la construire à Genève ou à Paris, ces villes à forte richesse culturelle. En Valais, nous sommes un peu en retard de ce côté-là. Le monde des arts évolue très vite. Depuis le siècle dernier, l’art est devenu beaucoup plus international et populaire. La pandémie a d’ailleurs mis en exergue ce besoin humain de rassemblement et de culture. La notion d’art est aussi beaucoup plus large et transversale. En cela, la proximité du TLH est un atout. Il faut donc des lieux qui permettent de s’adapter à ces changements.

Comment se répartiront les espaces ?

Le rez-de-chaussée doit avoir une relation avec le public et rester très ouvert. Une partie de ce rez sera dédiée à un espace d’exposition de type centre d’art. Nous avons également prévu une aula transformable qui permettra aussi de donner une place au cinéma d’auteur. La bibliothèque spécialisée dans le design et l’art contemporain sera ouverte au public. En revanche, les étages dédiés à la formation ne seront pas accessibles au public.

Quelle est la suite du projet ? 

Un jury composé d’une vingtaine de personnes (architectes, ingénieur·e·s, intervenant∙e∙s du monde de la culture, etc.) choisira le projet gagnant parmi les 65 projets déposés. Nous connaîtrons le résultat du concours en février 2022 puis il faudra préparer un dossier pour le Grand Conseil. Dans l’idéal, nous espérons pouvoir investir notre nouveau campus à l’automne 2025.

Des investissements durables pour la formation tertiaire et la recherche

Un enseignement et une recherche d’excellence vont de pair avec une infrastructure de qualité. Avec des investissements qui ont débuté il y a vingt ans déjà sur le site de Bellevue à Sierre, le Canton du Valais poursuit sa politique de développement et d’amélioration des équipements et bâtiments accueillant les différents domaines de la HES-SO Valais-Wallis. Il met ainsi en œuvre une politique d’exemplarité, en particulier énergétique, sur tous les bâtiments publics ou subventionnés comme autant d’engagements concrets en matière de développement durable.

Sur le campus de Sierre, ce sont les Hautes Ecoles de Gestion et de Travail Social qui ont bénéficié de l’investissement précurseur de l’Etat. Demain, ce sera l’EDHEA avec un projet concernant aussi les filières du secondaire II. A Loèche-les-Bains, le Canton a financé à hauteur de 6.6 millions de francs, sur un total de 9.8 millions de francs, la construction du Campus de la Haute Ecole de Santé pour sa filière Physiothérapie en rénovant l’ancienne clinique de réadaptation de la station thermale. A Sion, les investissements bénéficient à la Haute Ecole d’Ingénierie qui a rejoint le Campus Energypolis comprenant aussi l’EPFL Valais Wallis et le Swiss Innovation Park. Ils se poursuivent avec le démarrage du futur Pôle santé pour les Hautes Ecoles de Santé et de Travail Social comprenant aussi l’espace SpArk qui sera dédié aux développements dans le domaine de la performance sportive notamment.

Campus Energypolis à Sion

Tous ces investissements ont été et sont réalisés autour de véritables écosystèmes complets « Formation – Recherche – Innnovation – Transfert de technologies » avec des impacts attendus en termes de croissance, d’emplois hautement qualifiés et de développement économique, social et culturel de notre Canton.

Les chantiers de la HES-SO Valais-Wallis terminés en 2021 (Campus Physiothérapie à Loèche-les-Bains et installation sur le Campus Energypolis à Sion) représentent un investissement de près de 190 millions francs dont 127 millions financés par l’Etat du Valais, 44 millions financés par la Confédération et 19 millions par les communes sièges.

Campus Physiothérapie à Loèche-les-Bains

Avec une population estudiantine qui n’a cessé d’augmenter à la HES-SO Valais-Wallis ces dernières années passant de 2'502 à 2’875 étudiant·e·s entre 2015 et 2021 et une activité de recherche et de transfert de technologies qui a généré un volume financier des instituts de la HES-SO Valais-Wallis de plus de 46 millions de francs en 2021, le Canton investit durablement pour la formation tertiaire et la recherche. Ils permettront à coup sûr de poursuivre dans la voie d’un Valais, terre de formation et d’innovation.

Christophe Darbellay, Chef du Département de l'économie et de la formation (DEF) du Canton du Valais