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Job-shadowing à la HES-SO : s'inspirer d'une autre université européenne

UNITA Publié le 31.08.2026. Mis à jour le 20.08.2026.

Cet été, Silvia Sidoli, collaboratrice à l’Université de Brescia (Italie), a passé une semaine en Suisse pour observer le travail quotidien de ses collègues de la HES-SO. Les principaux thèmes abordés durant ce séjour ont été la formation continue et les microcertifications.

De Brescia à la HES-SO

Chaque année, l’Université de Brescia propose des opportunités de mobilité Erasmus+ au personnel académique et administratif. Les candidat·es peuvent participer à une staff week ou proposer une expérience d’observation pour un poste de travail en lien avec leurs activités professionnelles. Silvia s'est donc intéressée à cette offre pour en apprendre plus sur la formation continue et les microcertifications. La HES-SO et l’Université de Brescia sont toutes les deux membres de l’alliance UNITA, ce qui faisait de la HES-SO un choix particulièrement pertinent. 

Une semaine, plusieurs points de vue

Le programme de la semaine combinait des discussions au Rectorat, des réunions et des visites dans différentes hautes écoles de la HES-SO. Ce format a permis d’avoir une vue d’ensemble de la formation continue sous deux angles complémentaires : celui des services centraux et celui des écoles.

Les discussions ont également porté sur la collecte de données à des fins de prise de décision administrative et stratégique, sur le rôle de l'UNITA Office et sur les approches en matière de microcertifications.

Pour Silvia, le trajet entre Delémont et Lausanne a également été un moyen de mieux comprendre la structure particulière de la HES-SO, avec son réseau d’écoles réparties dans sept cantons.

À la découverte de différentes approches de la formation continue

Une pratique s’est particulièrement démarquée : la structure modulaire de certains programmes de formation continue.

Au lieu d’exiger des apprenant·es qu’ils·elles suivent un programme unique et figé du début à la fin, les approches modulaires permettent de proposer des modules d’apprentissage ciblés répondant à des besoins spécifiques. Selon le programme, ces modules peuvent ensuite être combinés avec d’autres formations et contribuer, au fil du temps, à l’obtention d’une qualification supérieure.

Ces échanges ont également mis en évidence les défis managériaux et technologiques liés aux programmes modulaires. Malgré ces défis, elle voit un potentiel dans ce modèle, en particulier dans les domaines où les professionnel·les ont besoin de possibilités flexibles pour développer des compétences spécifiques tout au long de leur carrière.

Des environnements d’apprentissage au-delà des salles de réunion

La semaine a également donné lieu à des visites à la Haute École Arc Santé, à l’Institut et Haute École de la Santé La Source et à la Haute école de travail social et de la santé Lausanne - HETSL.

À la Haute École Arc Santé, le centre de simulation médicale a suscité un intérêt particulier, car l’Université de Brescia propose également un cursus menant à un diplôme d’infirmier·ère. Ce qui a retenu l’attention, ce n’était pas seulement l’équipement, mais aussi l’approche pédagogique qui l'accompagnait. La simulation donne aux étudiant·es l’occasion de s’exercer, d’apprendre par l’expérience et de développer des compétences cliniques dans des environnements qui reflètent les situations auxquelles ils·elles pourraient être confrontés dans leur vie professionnelle.

Des systèmes différents, des défis communs

Les enseignements supérieurs suisses et italiens s’inscrivent dans des contextes juridiques, institutionnels et territoriaux différents. Pourtant, ces échanges ont montré que les deux universités sont confrontées à de nombreuses questions similaires. Observer la manière dont une autre institution aborde ces questions peut aider le personnel à remettre en question des pratiques qui, sans cela, seraient considérées comme allant de soi.

« De tels échanges offrent de nouvelles perspectives et des approches alternatives face à des défis communs, permettant aux participant·es de sortir de leur routine et de ramener des idées et des points de vue nouveaux dans leur propre travail. »

L’expérience a été enrichissante pour les deux parties. En présentant ses propres activités à ses collègues de la HES-SO, Silvia a eu l’occasion d’expliquer les pratiques de l’Université de Brescia et de les comparer à celles qu’elle a observées en Suisse. Pour le personnel administratif en particulier, de telles occasions d’échange entre établissements peuvent être rares.

Rendre la coopération européenne plus concrète

Cette mobilité a également renforcé les liens au sein d’UNITA. Au cours de la semaine, Silvia a rencontré des collègues avec lesquels elle collabore dans le cadre de l’alliance. Ces rencontres en face à face ont transformé la nature de ces relations.

« Cette expérience a rendu les discussions que nous avons lors des réunions virtuelles beaucoup plus concrètes et significatives. »

Pour Silvia, c’est l’un des principaux avantages de la mobilité au sein d’une alliance universitaire européenne. Les échanges ne se limitent pas au personnel travaillant directement dans le domaine des relations internationales. Le personnel administratif issu de nombreux domaines professionnels peut y prendre part, comparer les pratiques et nouer des relations avec des collègues confrontés à des questions similaires ailleurs en Europe.

Ces expériences peuvent également rendre la coopération européenne plus concrète en reliant les initiatives institutionnelles aux personnes, aux lieux de travail et aux pratiques professionnelles quotidiennes.

La curiosité comme point de départ

Son conseil aux collègues qui envisagent un job-shadowing est simple : commencez par un sujet qui vous intéresse véritablement. Identifiez une institution travaillant sur des thèmes similaires, trouvez les collègues concernés et expliquez clairement ce que vous aimeriez apprendre ou aborder. 

Un job-shadowing ne dure que quelques jours. Mais les conversations, les idées et les relations professionnelles peuvent perdurer bien au-delà. Les équipes chargées des relations internationales et les bureaux de l’UNITA peuvent vous aider à établir des contacts et à préparer un projet de mobilité.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les job-shadowing, contactez l'UNITA office à l'adresse unita(at)hes-so.ch.  


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