Extrémisme politique parmi les jeunes en Suisse: ampleur et facteurs explicatifs

Fribourg Social Work

La majorité des jeunes adopte une orientation d'affinité démocratique. Cependant, certaines et certains se tournent vers des positions politiques extrêmes et peuvent faire usage de violence afin d’imposer leurs convictions. Cette recherche analyse la présence de trois formes d’extrémisme des jeunes en Suisse : l’extrémisme de droite, l’extrémisme de gauche et l’extrémisme islamiste.

L’enquête, de nature quantitative, se déroule dans les trois principales régions linguistiques de Suisse (dans les cantons d’Argovie, Bâle-Ville et Bâle-Campagne, Berne, Saint-Gall, Zurich, Fribourg, Genève, Valais, Vaud et du Tessin) et s’adresse à des jeunes de 17 ans étudiant au collège/gymnase, dans les écoles de culture générale, dans les écoles professionnelles ou effectuant une année de transition professionnelle.

L’échantillon total s’élèvera à environ 13000 jeunes.

L'importance de ce projet de recherche se situe à plusieurs niveaux :

  • Pour la première fois en Suisse, les orientations politiques extrêmes des jeunes seront étudiées. La prévalence des attitudes anti-démocratiques au sein de la jeunesse helvétique pourra être établie.
  • L'enquête s'intéressera non seulement aux attitudes politiques extrêmes, mais encore aux violences politiquement motivées.
  • Les facteurs explicatifs des différentes formes d'extrémisme seront étudiés, ce qui permettra d’identifier les divergences et similitudes entre ces trois formes d’extrémisme.
  • Sur la base de cette étude, les programmes de prévention actuels pourront être améliorés et de nouvelles mesures développées. Les résultats de la recherche pourront par exemple servir de base pour la mise en place de programmes de prévention au sein des écoles.
  • Les résultats de l'enquête seront présentés et discutés lors d’un workshop avec des professionnelles et professionnels du terrain.
  • Dans une optique de transmission des connaissances, les résultats de l'enquête viendront alimenter les cours dispensés dans les Hautes écoles spécialisées.

Cette recherche est financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique.