Par Aurore Delessert, étudiante en génie électrique à la HEIG-VD et ambassadrice du domaine ingénierie et architecture
Quand nous appuyons sur un bouton, la machine démarre. L’ascenseur s’arrête exactement au bon étage. Une machine de production crée un produit de A à Z, en continu, jour et nuit. Ces gestes peuvent nous paraitre tellement simples que nous oublions ce qu’ils cachent : une somme impressionnante de technologies, de décisions logiques et de petits miracles d’ingénierie.
Pourtant, derrière ces exemples, il y a de l’automation, un domaine à la fois discret et omniprésent. Nous la retrouvons dans l’industrie, les transports, les bâtiments intelligents, ainsi que dans des infrastructures essentielles comme les stations d’épuration ou les hôpitaux. Et elle ne se limite pas aux grandes installations : même dans notre quotidien, que ce soit une machine à café ou un portail automatique, ce sont exactement les mêmes principes qui permettent à ces systèmes de fonctionner de manière fiable et autonome.
En tant qu’étudiante en génie électrique à la HEIG-VD, j’ai découvert que l’automation, ce n’est pas juste de faire fonctionner des machines. C’est concevoir des systèmes capables d’agir seuls, de réagir à leur environnement et de suivre une logique précise.
Concrètement, un système automatisé repose sur trois éléments essentiels. D’abord, les capteurs, qui permettent de collecter des informations sur la situation actuelle. Ces données sont ensuite transmises à l’automate, qui analyse ce qu’il reçoit et décide de l’action à entreprendre en fonction du programme qui lui a été défini. Enfin, les actionneurs entrent en jeu : ce sont eux qui exécutent physiquement l’action choisie, qu’il s’agisse de déplacer une pièce, d’ouvrir une vanne ou de lancer un moteur. Une fois l’action réalisée, le cycle recommence : mesure, analyse, réaction… en boucle.
Ce que j’aime dans l’automation, c’est ce mélange entre électricité et programmation. Nous ne nous contentons pas de brancher des fils : nous créons une logique. Nous écrivons du code qui pilote un moteur, gère un processus ou coordonne plusieurs éléments en même temps.
C’est très concret. Quand ça fonctionne… ou quand ça ne fonctionne pas, nous voyons le résultat immédiatement. Une machine bouge. Un système répond. Quelque chose prend vie.
Mais ce n’est pas magique. Derrière chaque système, il y a beaucoup de réflexion. Comment doit-il réagir ? Que se passe-t-il en cas d’erreur ? Comment garantir sécurité et qualité ? Autant de questions qu’un·e ingénieur·e doit se poser.
Ce domaine me plaît parce qu’il est à la fois logique et créatif. Nous partons d’un problème concret et concevons une solution capable de fonctionner seule, parfois pendant des années. Il n’y a pas qu’une seule solution à un problème : il y en a une infinité, et c’est à nous de l’imaginer.
Et je trouve ça motivant de me dire que, derrière des systèmes qui semblent fonctionner “tout seuls”, il y a des ingénieur·es qui ont pensé chaque détail. Cela nous rappelle que rien n’est réellement automatique : ce sont nos idées, notre logique et notre créativité qui rendent tout cela possible.
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