Retour d’expérience: mon Bachelor en Génie Mécanique

Publié le 10.09.2021. Mis à jour le 13.09.2021.

Concrètement, que retirer de mes 3 années de Bachelor en Génie Mécanique à la HEIA-FR?

©StartupStockPhotos / Pixabay

Par notre ambassadrice Léonie Marchand, étudiante en Génie Mécanique

Il y a 3 ans, j’ai débuté mon Bachelor en Génie Mécanique à la Haute École d’Ingénierie et d’Architecture de Fribourg. J’ai choisi ce cursus car les cours proposés correspondaient à ce que je souhaitais apprendre ainsi qu’à ma vision du métier d’ingénieur⸱e. D’ailleurs, si vous vous trouvez dans le processus de choix d’une formation, je recommande vivement de passer en revue tous les cours suivis lors du cursus, ce qui donne une meilleure idée du contenu, au-delà de l’intitulé du diplôme. Avoir une meilleure idée de ce qu’on va apprendre aide à ne pas se laisser impressionner par l’intitulé des cours, ce qui peut décourager certaines personnes.

Malheureusement, des stéréotypes de genre continuent d’exister dans certains domaines de l’ingénierie, ce qui a tendance à décourager certaines femmes à s’y lancer. Et même si la part d’étudiantes augmente, je me suis tout de même retrouvée à être la seule femme au sein d’une volée de 70 étudiant·es en 1ère année. Néanmoins, cela a eu des impacts plus positifs que négatifs pour ma part, de plus que l’on ressent une réelle volonté et attention de la part des équipes professorales et de l’école pour encourager les femmes à réussir au sein de l’école. Il est à noter cependant qu’en dépit des campagnes (par exemple la campagne commissionnée par le Rectorat de la HES-SO "Le sexisme c’est…") et des efforts des écoles mis en place contre le sexisme, il n’est pas impossible que certaines étudiantes y soient encore confrontées, ce qui montre qu’il reste bien du chemin à parcourir.

Dans l’ensemble, j’ai tout de même passé 3 bonnes années de cours, d’examens, de projets, et de travaux pratiques (mon précédent article en parle: "Les travaux pratiques en Génie Mécanique") dont la moitié a été impactée par la pandémie. Cela signifie donc que la moitié de mon Bachelor s’est déroulée à distance, accompagnée du manque de vie étudiante mais sans pour autant totalement nous désavantager. En effet, cela a ajouté un défi supplémentaire à notre parcours, qui nous aura appris résilience et adaptation. Cette formation offre aussi la chance d’être entouré⸱e par une équipe professorale accessible et à l’écoute qui prend plaisir à partager son expérience et à motiver notre intérêt pour les cours et projets.

J’ai donc eu l’opportunité de travailler sur des projets motivants et intéressants que j’ai eu l’occasion de décrire dans un précédent article (Etudiante en Ingénierie, c’est travailler sur des projets innovants). Par ailleurs, mon choix de suivre l’option de 3ème année "Plasturgie et structures légères" m’a permis de mener mon travail de Bachelor sur un sujet innovant en plus d’être en accord avec mes valeurs personnelles. Ce projet a consisté à recycler un matériau composite fabriqué à partir de matériaux biosourcés et à étudier les possibilités de sa revalorisation. Cette option m’a aussi donné l’opportunité de suivre des cours en lien avec la formation Master que j’ai choisie d’intégrer.

©Gabriel Demierre

En effet, après un Bachelor à la HES-SO, il est possible d’entrer directement dans le monde professionnel, de suivre un Master HES-SO à plein ou mi-temps, ou encore de suivre un Master à l’étranger. J’ai donc choisi cette dernière option qui est un Master en Génie Mécanique avec spécialité dans les structures composites dans une école d’ingénieur⸱es en France. J’aurai donc l’occasion de partager le début de mon parcours en Master sur Ingenieuse.ch dans les mois à venir.

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