Ingénieuse.chLa technique, un défi au féminin

Professeure de chimie à la HES

Professeure à la HE-Arc dans le domaine Ingénierie, Mme Oksana Banakh (OB) enseigne en chimie et est responsable du groupe de compétence Ingénierie des Surfaces. Elle a accepté de raconter son métier à notre ambassadrice Gwendoline.

Professeure à la HE-Arc dans le domaine Ingénierie, Mme Oksana Banakh (OB) enseigne en chimie et est responsable du groupe de compétence Ingénierie des Surfaces. Elle a accepté de raconter son métier à notre ambassadrice Gwendoline.

Mme Banakh, qu'est-ce qui vous a donné envie de vous tourner vers une carrière dans une HES ?

OB : L’envie de transmettre l’expérience que j’ai acquise, l’envie de communiquer avec les jeunes. Pourquoi dans une HES ? La HES se situe entre les écoles secondaires ou professionnelles, où les élèves sont généralement des adolescents peu motivés à apprendre les sciences, et les universités qui sont trop académiques à mon goût. Pour moi, la HES était l’entre-deux parfait.

Pourquoi avez-vous choisi la chimie ?

OB : J’ai choisi ce métier quand j’avais 17 ans, à la sortie de l’école obligatoire. Aujourd’hui, avec du recul, j’aurais préféré me lancer dans la science des matériaux. Mais à l’époque, cette option n’existait pas dans l’université où j’étudiais.

Former les ingénieurs de demain, un défi constant ?

OB : Oui, car il faut rester bien renseigné sur les dernières innovations dans le domaine enseigné. Bien que la chimie générale soit enseignée à la HE-Arc à un niveau assez basique, le défi consiste à faire un lien entre cette branche et l’innovation dans l’ingénierie, trouver de bons exemples pratiques qui parlent aux étudiants.

Comment vivez-vous le peu de collègues féminins que vous avez ?

OB : Cela ne me pose aucun souci. Je trouve que travailler avec des hommes c’est, de manière générale, assez simple. Les rapports sont directs. Du moins, c’est mon point de vue.

Et le peu d'élèves féminins ?

OB : Je ne fais pas de différence dans mes attitudes et mes comportements avec les étudiants, quels que soit leur sexe.

Est-ce difficile de conjuguer vie professionnelle et vie de famille ?

OB : Plus maintenant car je n’ai plus d’enfant à la maison (ma fille a 22 ans). Au début de ma carrière à la He-Arc, en revanche, ma fille était encore très jeune et c’était difficile de concilier un travail à 100% et mon rôle de mère. Avec du recul, je pense que j’aurais dû baisser mon pourcentage à 80%. A l’époque, je ne m’étais pas posé la question.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui hésite à se lancer dans le domaine de l'ingénierie ?

OB : Il faut suivre son instinct. Si quelqu’un est un bon bricoleur, qui aime créer mais aussi résoudre des problèmes techniques, il faut foncer. Si, par contre, on est fort en maths ou en physique, mais on n’aime pas toucher à la pratique, il vaut mieux s’orienter vers l’université (carrière académique).

On en conclut que l’ingénierie à la HES-SO permet de relever des défis stimulants et que – fille ou garçon – pour réussir dans ce milieu, il faut avoir un caractère affirmé et être résistant au stress mais, avant tout, il faut aimer la pratique !

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