Ingénieuse.chLa technique, un défi au féminin

Ingénieuse en vadrouille

Dans cet article, j’aimerais vous parler d’une des plus belles expériences de ma vie : la réalisation de mon travail de bachelor à l’étranger!

Il y a environ six mois, une de mes professeures a mentionné la possibilité d’effectuer son projet de fin d’année à la Danmarks Tekniske Universitet, une université prestigieuse dont le siège se trouve à quelques kilomètres de Copenhague.

J’ai tout de suite été emballée et c’est là qu’ont commencé beaucoup, beaucoup, beaucoup de démarches administratives : il fallait trouver un projet qui m’intéresse mais qui ait également un superviseur qui accepte de me prendre dans son groupe de travail, dégoter un logement et obtenir les autorisations de l’école. C’était loin d’être gagné d’avance mais, finalement, le dimanche 20 mai, je m’envolais pour le Danemark.

Danemark. Photo :    

J’ai eu pas mal de chance : avant mon départ j’avais déjà pu échanger des mails avec Chantal, mon contact sur place, une doctorante qui, elle aussi, avait étudié à la HE-Arc. Elle a fait montre d’énormément de gentillesse puisque c’est elle qui s’est occupée de récupérer les clés de mon logement et elle est même venue me chercher à l’aéroport.

Le lendemain de mon arrivée au Danemark, comme c’était un jour férié, je me suis retrouvée à partir en randonnée dans une réserve naturelle en Suède avec Chantal et deux de ses amis. C’était magique.

Dès le mardi commençaient les choses sérieuses puisque j’avais rendez-vous avec mon professeur responsable. Très gentil, il a pris le temps de m’expliquer les grandes lignes du projet sur lequel j’allais travailler, m’a fait visiter les lieux et m’a présentée au reste du groupe.

Au début, ce n’était pas facile : nouveau pays, nouveau labo, nouveaux collègues. Mais tout s’est très vite mis en place et j’ai été tout de suite chaleureusement accueillie par les membres de mon groupe de travail composé d’une dizaine de personnes venant du monde entier.

En effet, jamais je n’ai rencontré en un seul lieu autant de gens venant d’ici et d’ailleurs : Espagne, Norvège, Kazakhstan, Angleterre, Chine, Inde, Pologne, Suisse, Grèce, France, Iran… C’est un mélange de cultures, d’opinions et d’idées tout à fait rafraîchissant et propice au partage de connaissances.

D’ailleurs, depuis que je suis ici, il ne se passe pas un jour sans que j’apprenne quelque chose de nouveau, que ce soit un savoir technologique, au travers des expériences que j’effectue ou des conférences auxquelles j’assiste, ou culturel, grâce à la richesse des personnes qui m’entourent. C’est vivifiant.

Mon projet, confidentiel, se place dans le domaine du biomédical que je ne connaissais que peu avant d’arriver ici. J’ai beaucoup appris et je pense que je continuerai encore à apprendre énormément grâce à cette expérience.

Pendant les week-ends, j’enfourche mon vélo et je pars à l’aventure pour découvrir Copenhague et ses environs.

Plage. Photo :    

Fun fact : je n’ai jamais vu autant de femmes dans la science auparavant. Le domaine de la recherche m’a l’air beaucoup plus féminin que celui de l’industrie. Rien que dans mon groupe de recherche, la moitié des membres sont des femmes. Ça fait vraiment plaisir.

J’ai discuté avec quelques-unes d’entre elles pour leur demander un peu comment ça se passait dans leur travail. Elles sont contentes de travailler dans ce domaine même si c’est un domaine difficile puisqu’il faut se battre afin de voir ses publications acceptées. Certaines m’ont également fait part du fait qu’elles trouvaient plus ardu de se faire écouter en tant que femme, ce qui pouvait devenir fatigant et frustrant. Même si la gent féminine est apparemment plus représentée que ce que j’ai connu jusqu’à présent dans mon domaine, tout ne semble pas encore parfait pour autant.

Pour conclure : je conseille vivement à ceux qui s’intéresseraient à réaliser ce genre de projet de se lancer. J’ai rencontré des personnes extraordinaires et j’ai appris tellement de choses autant professionnellement que personnellement…

N’hésitez plus, foncez !

Gwendoline Erard

Danemark-bateau. Photo :

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