Ingénieuse.chLa technique, un défi au féminin

Ingénieurs : dehors ! Bienvenue en Terre GEN...

Notre ambassadrice et future géomaticienne Laura trouve que la filière qu’elle étudie n’est pas aussi connue qu’elle le mérite. Elle souhaite partager quelques informations sur son parcours afin de séduire un plus grand nombre de candidates et candidats à choisir comme elle la section Géomatique avec orientation en Génie de l'environnement (GEN).

Le métier d’ingénieur est souvent considéré comme masculin. A l’époque de nos parents, c’était un métier physique où la présence sur les chantiers était nécessaire. Mais il a évolué à tous les niveaux et, aujourd’hui, être une femme et vouloir devenir ingénieure est un défi à relever qui inspire beaucoup de respect. Nous sommes de plus en plus nombreuses à vouloir assumer ce choix de carrière et à vouloir prouver au monde entier qu’être une femme n’est pas en contradiction avec être ingénieur.

Quand on fait appel à une géomaticienne ou à un géomaticien pour déplacer une montagne, on n’attend pas qu’elle ou il soit doté d’une masse musculaire spectaculaire : un peu de matière grise et du savoir-faire feront l’affaire.

Comment cela se traduit-il concrètement quand on choisit d’étudier la filière GEN ?

« L’ingénieur-e [GEN] a des compétences spécifiquement adaptées aux besoins de la planification environnementale, des études d'impacts, des problématiques liées aux domaines de l'eau, de l'air, des sols, des déchets et des transports, ainsi qu'à l'aménagement du territoire. » Telle est la définition formelle donnée par le site de la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD), seule HES en suisse romande qui propose cette orientation.

Dans la première année de formation, on suit un certain nombre de cours théoriques (construction, sciences de base, géologie et hydrogéologie) qui restent néanmoins interactifs, comme des cours pratiques qui se concentrent autour de projets (enjeux et instruments du développement territorial ou informatique). La plupart de ces cours sont également suivis par les étudiants des orientations « construction et infrastructures » et « géomatique et gestion du territoire ».

Le passage de la 1re année à la 2e année se fait après trois semaines de pratique en HES d’été durant lesquelles une seule matière est enseignée par semaine. Pour la section GEN, la session commence avec un cours d’apprentissage accéléré d’un logiciel de dessin assisté par ordinateur, ou DAO, permettant de produire des dessins techniques. La semaine suivante est consacrée au projet du développement territorial, et la dernière semaine se passe sur le terrain avec une « introduction à la topométrie et [à] la localisation ».

Actuellement en 2e année, je découvre de plus en plus de cours spécifiques à mon orientation. Certains se transforment en projets de groupe, comme le cours de projets environnementaux, spécifique au GEN, le cours d’hydraulique qui balance entre théorie et pratique ou encore le cours d’écobilans environnementaux. Ce qui différencie ce dernier cours des autres, c’est de pouvoir travailler avec des étudiants d’orientations différentes (département des technologies industrielles) sur un même projet. Cela nous permet de nous compléter avec nos différents points de vue et nos différentes interprétations.

La plupart de nos enseignants, professeurs ou chargés de cours, partagent leurs parcours, leurs expériences et certains obstacles auxquels ils ont dû faire face.

Cette proximité et ces échanges sont pour moi un vrai vecteur de mise en confiance et de motivation.

Si vous cherchez plus d’information sur des formations d’ingénieur bien terre-à-terre : ingénieuse.ch -> Formations

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