Ingénieuse.chLa technique, un défi au féminin

Futur en tous genres - retour sur une journée d'immersion dans le monde de la technique

Le jeudi 9 novembre avait lieu la journée « Futur en tous genres ». Notre ambassadrice Gwendoline a accompagné un groupe de filles venues découvrir, le temps d’une journée, un environnement professionnel et un parcours de vie dans le domaine technique. Un bon moyen de se retrouver sur le terrain et de briser les idées reçues !

A 9 heures pétantes, onze filles de neuvième HarmoS investissent les locaux de la HE-Arc, hébergée dans le parc technologique de Neode. Elles découvrent un nouvel univers : la technique. Elles viennent de Saint-Blaise, du Val-de-Ruz ou encore de Boudry et sont prêtes à relever leurs manches et à mettre les mains à la pâte.

L’objectif de la journée : réaliser un dé électronique. Il faudra passer par de la brasure, une gravure LASER, du transfert de motif par chaleur et une gravure chimique avant d’arriver au moment de vérité… l’assemblage.

En plus du dé électronique, les jeunes filles pourront repartir avec une plaquette à leur nom recouverte d’or par PVD et sur laquelle on aura fait une croissance de cuivre. C’est pas la classe ça ?

Une plaquette à son nom

Chaque participante reçoit une plaquette vierge sur laquelle il lui est possible de dessiner ou d’inscrire son prénom.

Les plaquettes sont à peine distribuées que les voilà déjà en pleine action.

On commence par le dégraissage des pièces, indispensable pour que le dépôt d’or adhère bien à la surface.

Un coup d’acétone puis d’isopropanol et elles s’arment d’un feutre afin de réaliser leurs chefs d’œuvres.

Peu après, les plaquettes sont placées dans une machine de dépôt sous vide. Sur ces plaquettes, un flash d’or, soit quelques nanomètres, seront déposés en utilisant la technique du dépôt PVD.

La PVD est une technique de dépôt de couches minces qui se déroule sous vide et qui consiste à projeter des particules chargées (ions) métalliques sur la pièce que l’on veut recouvrir.

Après le repas, on récupère les échantillons. Puis on les plonge dans un bécher d’acétone que l’on place dans un bain d’ultrasons. Cette étape devrait permettre de retirer facilement le feutre appliqué au préalable.

Mauvaise surprise quand on frotte pour retirer le feutre ; il ne part pas. Après quelques tentatives ratées, on réussit finalement à retirer ce trait de feutre.

Les plaquettes sont donc recouvertes d’or sauf aux endroits où le feutre a été retiré.

Prochaine étape : faire croître du cuivre à l’endroit où il n’y a plus d’or.

Pour réussir cela, on utilise la technique de la galvanoplastie. Cela consiste à tremper la pièce dans un bain de cuivre et à y faire passer un courant. Les ions de cuivre en solution dans le bain vont alors venir se déposer sur les endroits dorés de la plaquette.

Les efforts paient puisque les participantes ravies ont chacune leur plaquette personnalisée.

Vous avez dit un dé électronique ?

Chaque fille reçoit un PCB (une plaquette sur laquelle est déjà imprimé un circuit électronique) et tous les composants nécessaires. Il va falloir braser.

Un fer à souder dans une main et de l’étain dans l’autre, elles brasent et « collent » ensemble les bons composants aux bons endroits. Cet exercice manuel et pas toujours facile donne l’occasion de se poser des questions bien embêtantes.

« Est-ce que j’ai mis la diode dans le bon sens ? Et si j’avais mal placé le condensateur ? »

Pas de panique, les deux intervenantes ont l’oeil et corrigent les petites fautes d’inattention.

Une fois la première partie de brasage réalisée, on descend au LASER.

Le LASER va permettre à chaque participante d’avoir son nom gravé sur son dé électronique. Chacune à son tour, elles l’inscrivent sur l’interface et équipées de lunettes spéciales, peuvent observer l’usinage.

Il est l’heure d’aller manger !

L’après-midi, on transfère le deuxième circuit électronique via une machine de hot embossing sur des plaquettes prédécoupées. Le principe est le même que pour celui de l’impression par transfert sur des t-shirts. La chaleur va coller à nos plaquettes le motif désiré.

Les plaquettes sont ensuite placées dans un bain de trichlorure de fer, ce qui permettra de graver les circuits électroniques.

Malheureusement, cette étape aurait pris trop de temps. Il est donc décidé que les participantes utiliseront une plaque de PCB plus conventionnelle.

Avant-dernière étape : il est temps de braser la seconde plaque de PCB pour ensuite passer à l’assemblage.

Cette fois-ci ce sont des LEDs et plusieurs résistances qu’il faut réussir à incorporer au circuit imprimé. Cette deuxième partie se passe plus facilement que la première : les filles ont compris comment faire et se débrouillent très bien.

Finalement, il ne reste plus que la dernière étape : l’assemblage. Quelques vis, les dernières corrections et le dur labeur de la journée est récompensé.

Les participantes ont le sourire aux lèvres avec leur dé électronique. De quoi se targuer d’orgueil pour des jeunes filles qui n’avaient, pour la plupart, jamais touché à un fer à souder avant.

Conclusion

Une journée éreintante mais pleine de partage. Ces heures de stress ont porté leurs fruits puisque les jeunes filles repartent chez elles ravies en montrant à leurs parents leurs trésors.

Remerciements

A Laure Jeandupeux pour m’avoir permis de la seconder pour cette journée.

 

Gwendoline Erard

Immersion dans le monde de la technique. Photo :     

Futur en tous genres 2017 HE-Arc. Photo :

 

Futur en tous genres 2017 HE-Arc - réalisations. Photo :

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