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Quelles sont les compétences qui doivent être valorisées et prises en compte dans les critères de sélection des candidat-e-s ?

Recommandations :
Il est préférable d’orienter la compréhension des profils vers leur potentiel plutôt que vers la constatation d’acquis passés, que ce soit pour les femmes ou les hommes. Cela implique de prendre en considération les compétences acquises extra-professionnellement, et d’y réfléchir dans une perspective de transférabilité ou de potentiel de développement. Cela inclut les compétences acquises dans le cercle familial, associatif, politique ou dans d’autres disciplines.


Exemples :

  • Prendre en considération les interruptions de carrière pour cause de maternité.
  • Considérer la qualité des publications et de la recherche plutôt que la quantité.
  • Donner reconnaissance aux formations non-standard.
  • Prendre en compte la gestion de projet y compris dans les domaines ne relevant pas du métier.
  • Prendre en compte les compétences administratives acquises non professionnellement.
  • Estimer les potentialités de développement et d’apprentissage.


Comprendre :
Les femmes occupent beaucoup plus souvent que les hommes des emplois à temps partiel, et sont impliquées en plus grande proportion horaire dans des activités « non-professionnelles », c’est-à-dire pour lesquelles elles ne sont pas rémunérées. Toutefois elles y développent des compétences ayant une valeur professionnelle : ne pas en tenir compte revient dès lors à discriminer des candidates sur base de leur genre.
Les causes de cette situation sont multiples : les femmes se retrouvent plus souvent à temps partiel en raison de multiples facteurs tels que les difficultés de conciliation entre vie privée et professionnelle, les difficultés à se faire engager à des postes à temps plein ou à haut niveau, ou encore la répartition inégale du travail domestique entre femmes et hommes tel qu’il s’organise en Suisse (garde des enfants, aînés, soins, bénévolat). Ainsi dans les couples ayant des enfants de 0 à 6 ans, les femmes effectuaient 55,5 heures de travail domestique hebdomadaire, contre 30,5 pour les hommes en moyenne (OFS, 2014).
Prendre en compte les compétences développées hors du cadre professionnel est donc également nécessaire pour atteindre les objectifs de relève académique, étant donné les différences fondamentales de structuration du temps d’activité entre hommes et femmes.

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