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Plusieurs hautes écoles à la conquête de l'orbite basse de la Terre

La Commission pour la technologie et l'innovation a octroyé plus d'un million de francs au projet spatial CubeSatCom. Pascal Coeudevez, responsable de projet à la HEIG-VD, détaille ce futur réseau de nanosatellites, porté par l'entreprise lausannoise ELSE

 Else nouveau  DR

Image de synthèse des futurs nanosatellites (©ELSE)

Quand l’internet des objets se décline au niveau spatial… En partenariat avec la société lausannoise ELSE, l’Institut des Technologies de l’Information et de la Communication de la HEIG-VD (IICT) va coordonner le projet CubeSatCom. Notons que l’institut Systèmes Industriels de la HES-SO Valais, la Haute Ecole de gestion ARC sont également parties prenantes de ce projet parmi d’autres acteurs, comme l’EPFL.

Coûts de lancement réduits

Mais CubeSatCom, qui a reçu un financement de 1,3 million de francs de la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI), c’est quoi? Pascal Coeudevez, responsable de projet à l’IICT, nous l’explique: «L’idée est de développer un vaste réseau de nanosatellites de petite taille (30x10x10 en centimètres). Le fait que la masse et le volume soient réduits à leur minimum permet de diminuer les coûts de lancement dans une orbite basse, soit à quelque 600 kilomètres de la Terre, l’objectif étant de permettre une couverture complète du globe.»
Le système embarqué de communication à très haute vitesse devra permettre de relayer les données des capteurs déployés au sol, voilà notamment le défi de l’IICT, qui développe l’électronique de vol et s’occupera par la suite la partie communication des capteurs.

Une nouvelle façon de dialoguer

L’usage commercial de cette constellation de petits satellites, nouvellement baptisée Astrocast,  pourrait par exemple être le suivi (tracking en anglais) de containers ou autres objets sur la planète. «Ce serait alors une nouvelle façon de dialoguer sur terre, poursuit Pascal Coeudevez. En fait, l’espace se démocratise et ce projet veut en profiter.»
Si la Haute école de Lucerne s’occupe de trouver la bonne gamme de fréquences de communication, l’accélérateur à particules de la HE Arc sera utilisé pour tester les satellites. «Nous souhaitons utiliser des composants de télécommunication standards, mais nous devons toutefois nous assurer de leur robustesse», poursuit le chargé de projet. D’où le recours à l’accélérateur pour simuler la durée de vie dans l’espace.

Défi énergétique

De nombreux autres défis attendent ce projet de recherche, qui a démarré début mai pour une durée de deux ans. Par exemple, vu la petite taille des satellites, les surfaces allouées aux panneaux solaires sont réduites, ce qui nécessite d’optimiser l’ensemble.
De son côté, la start-up ELSE cherche actuellement à lever des fonds pour pouvoir assurer le développement commercial au-delà des prouesses technologiques. «C’est un magnifique projet, conclut Pascal Coeudevez, car le projet final est vraiment concret avec le lancement d’un premier prototype.»

Nouveau site internet dédié à cette aventure: www.astrocast.net

Publié le 02.06.2016
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