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«La mixité est empreinte de ségrégation»

Dans le numéro de novembre la Revue d’information en social et santé – REISO, Sophie Rodari et Marie Anderfuhren, professeures HES en travail social à la Haute école de travail social Genève (HETS-GE) décryptent l’introduction de la mixité dans notre société. Un mot «piège»?

 Mixité Egalité  DR Quand peut-on parler de mixité? Comment s’est elle manifestée dans les contextes sociaux, que ce soit à l’école ou au travail?

En suivant un parcours historique dans leur publication*, Sophie Rodari et Marie Anderfuhren, professeures HES en travail social à la Haute école de travail social Genève, retracent cette notion, que l’on considère comme le corollaire d’une égalité entre hommes et femmes qui serait largement acquise.

Hiérarchisation des activités

Si les lois liées à l’égalité se sont imposées et que les entreprises ont compris l’atout de la mixité via la complémentarité, le chemin n’est pas terminé. D’ailleurs, la conclusion des auteures est sans appel: «Si la progression de la mixité des espaces sociaux paraît inéluctable, la répartition et la hiérarchisation des activités demeurent. Celles-ci s’expliquent par la prégnance des stéréotypes sociaux et la recomposition des critères associés au masculin et au féminin. En ce sens-là, la mixité est empreinte de ségrégation. De plus, la nature des rapports entre femmes et hommes se discute désormais dans un contexte où la problématique de la mixité est diluée dans la question de la diversité.»

* «Espoirs et déconvenues autour de la mixité». Par Sophie Rodari et Marie Anderfuhren, professeures HES en travail social, HETS, Genève

 

Voici enfin une sélection de deux articles que vous trouverez également dans le numéro de novembre de REISO: 

  • «La chute comme événement du parcours de vie». Elle constitue la première cause de décès par accident chez les personnes de plus de 65 ans. Par Stéphanie Pin, Docteure en sciences sociales, Institut des sciences sociales et PRN LIVES, Université de Lausanne
  • «Comment le Code pénal esquive le viol homosexuel». Des questions persistantes entourent le viol homosexuel. Par Thierry Delessert, chercheur Senior FNS, chargé de cours, Université de Lausanne, collaborateur scientifique à l’Université libre de Bruxelles

 

 

 

 

 

Publié le 13.11.2015
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